GNU/Linux Magazine N°
Numéro
166

Orchestration enfin simple avec SALT

Temporalité
Décembre 2013
Article mis en avant

Résumé
“Devops”, “Cloud”, IaaS et j'en PaaS (oh-oh-oh la bonne blague d'entrée) et des meilleures, vous, lecteurs avides de technologies innovantes, vous n'avez pas échappé à la déferlante de buzzwords dont nous sommes victimes depuis que l'Internet est devenu une marketplace. Et finalement, si beaucoup manipulent ces buzzwords sans avoir aucune idée de ce qu'ils cachent, ils représentent une réalité tout à fait tangible qui met des parts de pizza sur la table de bon nombre d'entre nous. Véritables icônes du mouvement devops, les systèmes d'orchestration ont révolutionné la façon dont on manipule une ferme de machines; l'avènement de la virtualisation et de la transformation des serveurs physiques en “ressources” a fait naître de nouveaux besoins. Puppet et Chef font figure de pionniers dans cette sphère hyperactive mais un concurrent dont on entend beaucoup moins parler n'a pas à rougir devant ses prédécesseurs, il s'agit de Salt[1].

Dans ce numéro...


Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?!
Nous avons le plaisir de vous présenter dans un première partie quelques pensées de Andrew Morton et de Greg Kroah-Hartman (deux figures de renom dans la communauté noyau) sur la maturité du noyau Linux et de sa communauté, sur l'importance de l'adaptation continue de Linux à son environnement, ainsi que sur des sujets liés à la maintenabilité du noyau vis-à-vis de la flexibilité que l'ABI peut apporter à l'espace utilisateur. Nous finissons par un éclairage de Tejun Heo (mainteneur des control groups) sur la refonte de l'infrastructure des control groups (en cours d'intégration depuis le 3.10 et accessible via l'option de montage « __DEVEL__sane_behavior »), où le sujet de la flexibilité est au cœur des décisions prises.
HTML5 permet de gérer le mode hors-ligne lors de la consultation d'un site. Mais cela ne fonctionne que si l'utilisateur navigue sur la page une première fois et y revient lorsque le réseau est disponible. Cela permet au code Javascript de se synchroniser avec le back-end. Dans une application mixte : Android + Webkit, ce n'est pas satisfaisant.
Vous êtes de ces éternels insatisfaits qui veulent toujours plus ? Vous demandez l'impossible ? Vous voulez développer pour Android, avec la souplesse de python, les performances du C++, en tirant profit du GPU ? Le tout sans trop vous fatiguer ? Vous voulez qu'on vous package rapidement votre application ? Et vous voulez faire tout ça avec un simple shell et vi ? Fallait le dire avant ! Utilisez Kivy !
Nous avons précédemment vu comment le système de gestion de configuration Salt nous permettait de contrôler différents aspects d'un parc de machines, par exemple en s'assurant que des fichiers de configuration communs étaient tous synchronisés et que les paquets nécessaires aux services souhaités sur ces serveurs étaient bien installés et à jour. Bien que le nombre de modules fournis par défaut par Salt permette l'orchestration d'un parc relativement standard, pour une infrastructure de grande envergure ou pour des besoins spécifiques, il peut s'avérer indispensable de créer son propre module de contrôle, c'est cet aspect du logiciel que nous allons explorer ici.
Plus que jamais avec le "cloud" et la vague du NoSQL, les problématiques de montée en charge et de passage à l'échelle (scalability, dans le langage de Shakespeare) prédominent dans la conception d'application en ligne. Comment parvenir à atteindre le nombre d'utilisateurs concurrents attendu ou espéré ? Comment supporter un pic de charge, lorsque cette charge s'accroît temporairement ? Comment améliorer ou conserver son temps de réponse moyen, malgré cette charge variable et généralement grandissante ?
Levez la main! Combien d'entre vous ont la moindre idée du type de matériel correspondant à l'architecture s390x, qui fait partie des nouvelles architectures disponibles avec Debian 7.0 'Wheezy' ? Il y a quelques années, je savais à peine épeler s390. Et je n'avais pas la moindre idée de ce à quoi ça ressemblait et ce qu'on pouvait bien faire avec. Depuis 2006, j'ai appris :) Cet article va vous guider dans l'installation de Debian, dans sa version s390x, ce qui est rendu possible grâce à Hercules, un émulateur de l'architecture z.
Créer un serveur de démarrage PXE est un sujet qui a déjà été abordé de nombreuses fois. Ce qui est moins courant, c'est de démarrer l'installeur NetBSD par le réseau. Et ce qui l'est encore moins, c'est de créer le serveur d'installation avec une machine NetBSD !
Je sais pas pour vous, mais moi, le clicka-web, ça m'ennuie. J'éprouve un profond respect pour ces génies de l'ergnonomie qui arrivent à produire des interfaces comme GitHub ou Twitter, truffées d'Ajax/jQuery[1], super inuitives, rapides et branchées sur des systèmes d'information ultra-complexes. Récemment, j'ai eu à produire une interface de gestion de déploiement de services au sein d'un parc de machines virtuelles. Cette interface devait se brancher sur un Web-service et s'interconnecter aux mécanismes d'orchestration Fabric[2] et Salt[3], tous deux en Python. Afin de garder une certaine cohérence dans le choix des langages, j'ai finalement jeté mon dévolu sur Flask[4], le “micro framework” qui m'a fait aimer développer du clicka-web.
La bibliothèque SDL est apparue en version 2.0.0 en août dernier, après plusieurs années de développement. Parmi les nombreuses nouvelles fonctionnalités et améliorations, il est désormais possible de l'utiliser pour développer des applications pour systèmes Android en langages C/C++, une bonne nouvelle pour ceux qui restent allergiques au langage Java.
En ces temps sombres où le grand public commence à prendre conscience de la faiblesse (voir de l'absence) de la notion de vie privée sur internet, je vous invite à passer du côté obscur et à devenir votre propre Big Brother...

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