Les articles de MISC Hors-Série N°21 - Juillet/Août 2020

La complexité est l'ennemi de... … de celui qui développe une preuve de concept ! S’il y a un dénominateur commun à quelques-unes des vulnérabilités importantes de ce début d’année 2020, c’est la simplicité de leur exploitation.
Voici quelques livres, pour certain en rapport direct avec la sécurité des réseaux TCP/IP, pour d'autres il s'agit simplement de publications qui ont attiré notre attention.
Philippe Biondi est un expert bien connu du monde de la sécurité informatique, notamment pour la création de l’outil réseau Scapy ainsi que ses divers travaux, comme ceux autour d’Active Directory. Il a accepté de répondre à nos questions afin de revenir sur un parcours de presque 20 ans aujourd’hui dans le secteur de la sécurité des systèmes d’information.
Cet article retrace un historique des stack buffer overflow tels qu'ils étaient exploités au début des années 2000 puis passe en détail les protections logicielles et matérielles qui ont été mises en œuvre pour les faire disparaître, ainsi que les mesures créées par les attaquants pour les contourner.
Ce réseau est trop vaste à surveiller, l’administrateur ne s’y retrouvait plus entre toutes ces plages d’adresses, ces serveurs, imprimantes et autres webcams éparpillés dans tous les coins des locaux ; sans parler du Cloud situé on ne sait où. Et s’il avait quelques outils et méthodes sous la main pour avoir une cartographie à peu près complète de son réseau et des différents services disponibles ? Essayons de l’aider dans sa tâche en complétant sa panoplie.
Quand nous parlons attaque, cela nous évoque souvent exploit, faille logicielle, ou même déni de service distribué. Nous allons revenir à des fondamentaux réseaux assez bas niveau, juste après le monde physique, pour se rendre compte qu’il existe bel et bien des vulnérabilités facilement exploitables par un attaquant. Nous verrons également qu’il existe des solutions pour s’en protéger.
Les attaques par déni de service ont été popularisées il y a déjà 20 ans, et sont aujourd’hui connues de (quasiment) tous. Malgré cela, il reste simple et efficace d’en réaliser une, parfois sans même à avoir à écrire la moindre ligne de code. Nous récapitulerons dans cet article les fondamentaux du déni de service, et quelques conseils pour y faire face.
Le Domain Name System (DNS) est l’un des protocoles réseau centraux au bon fonctionnement de l’Internet moderne. Ce protocole permet la résolution de noms « symboliques » – les noms de domaine – en des ressources, notamment des adresses IP. Malgré son omniprésence dans notre quotidien, sa sécurisation a été incrémentale et laborieuse. Cet article traite d’une attaque aussi vieille que le DNS, l’empoisonnement de cache, contre laquelle les dernières avancées, comme DNS-over-HTTPS, pourraient permettre de se protéger enfin complètement. Ou le pourront-elles ?
Qu’il s’agisse d’aller changer un bit dans l’en-tête IP d’un paquet, de faire des statistiques sur une capture réseau, de faire un MITM ou d’aller mettre en écoute un port pour faire un reverse shell pas cher, il convient de s’outiller correctement. Cet article vous présente un tour d’horizon de quelques outils et astuces indispensables pour qui voudrait maîtriser un peu plus ce qui se passe au niveau réseau.
Malgré le nombre d’outils aidant au désassemblage voire à la décompilation de programmes, il arrive parfois que les mécanismes ou les processeurs étudiés ne soient pas nativement supportés. Pour cette raison, certains outils proposent des API permettant d’implémenter une nouvelle architecture. Cet article détaillera les grandes étapes de ce travail pour deux outils majoritairement utilisés, à savoir IDA PRO et Ghidra.
Vous trouvez un système indexant des fichiers via MD5. À quel point est-il vulnérable ? Depuis l'attaque [1] en 2008 qui a généré un faux certificat SSL, la fonction d'empreinte MD5 est considérée comme inutilisable par les experts, car vulnérable en pratique. Cela dit, elle est encore souvent utilisée, et parfois à bon escient. Par exemple en juillet 2019, on apprenait que le système de censure de WeChat [2] était basé sur une liste noire indexée avec MD5. Cet article a pour but de clarifier les attaques par collisions contre MD5.