MISC N°
Numéro
114

Puces sécurisées : À la découverte de la sécurité matérielle

Temporalité
Mars/Avril 2021
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Puces sécurisées : À la découverte de la sécurité matérielle
Article mis en avant

Résumé

Le grand public est familiarisé, ne serait-ce qu’inconsciemment, au concept de puce de sécurité de par l’usage quotidien et depuis de nombreuses années des cartes à puce dans le domaine bancaire ou des cartes SIM dans la téléphonie mobile. Des puces dédiées à la sécurité ont également fait leur apparition dans certains de nos équipements du quotidien (ordinateur portable, smartphone), qu’il s’agisse de microcontrôleur dédié disposant de fonctionnalités liées à la cryptographie (stockage de clef de chiffrement) tel un TPM, ou d’un mode d’exécution sécurisé intégré au processeur principal, à l’instar de SGX pour Intel, de TrustZone chez ARM et de PSP pour AMD.

Dans ce numéro...


Ayant commencé ma carrière comme pentester avant de devenir RSSI puis DSI, la lecture de ce Tweet [1] m’a rappelé quelques souvenirs vécus d’un côté ou de l’autre de la force. Il faut reconnaître que certaines équipes de production ont encore une compréhension très limitée des menaces et des faiblesses de leur SI. Beaucoup de RSSI ont croisé des collègues réfractaires à tout ce qui risquait de leur compliquer la vie quand bien même les préconisations étaient la base de l’hygiène informatique. Qui ne s’est pas vu un jour ou l’autre répondre après avoir demandé le déploiement de règles de filtrages sur les réseaux internes ou la nécessité d’un audit de sécurité avant mise en production d’une application sensible : « on a toujours fait comme ça et on n’a jamais eu de problèmes » ?
Spectre, et son pendant Meltdown, est une faille qui repose sur l’architecture moderne de nos processeurs. Dans cet article, nous verrons l’impact que cette vulnérabilité a eu sur le développement d’applications web.
Depuis de nombreuses années, l’ouverture des véhicules ne se fait plus en insérant une clé dans une serrure mécanique comme c’était le cas auparavant. Le verrouillage, et même parfois l’allumage des phares, peuvent être réalisés à partir d’une transmission radio entre la clé et le véhicule. Cette fonctionnalité, devenue essentielle, doit nous questionner sur la sécurité mise en œuvre. Nous allons voir que jusqu’à récemment, beaucoup de systèmes de verrouillage déployés sont vulnérables à des attaques peu sophistiquées qui nécessitent peu de moyens.
Le nombre et la variété des ressources exposées sur Internet sont sans précédent. Leurs firmware ou OS sont, eux, très souvent des clones. Cette conjonction de facteurs ouvre de nombreuses opportunités pour les pirates.
De plus en plus de téléphones et d’objets connectés intègrent un mode d’exécution ou une puce dédiée à la sécurité. Entre les TEE, Secure Enclave, Titan, TPM, cryptoprocesseur, etc. il devient compliqué de s’y retrouver. Pourquoi cette multiplication des puces ? Est-ce vraiment plus sûr ? Cet article tente de répondre à ces questions.
La puce Titan M ou Citadel est une puce sécurisée sur laquelle repose en grande partie la sécurité des terminaux Android de Google, la gamme Pixel. Dans cet article, nous détaillerons le fonctionnement interne et les usages de ce composant pour lequel peu d’information publique est disponible à ce jour. Nous donnerons également plusieurs pistes pour aider le rétro-ingénieur à travailler sur ce projet.
Écrire du code sécurisé sans bug ni vulnérabilité n’est pas suffisant pour protéger un système contre des attaques matérielles. Les circuits sécurisés, ou Secure Elements, sont de vraies forteresses numériques capables de résister à des attaques évoluées, qui requièrent parfois des moyens colossaux. Que se cache-t-il derrière ces petites puces ?
L’art de se téléporter n’est plus réservé au cinéma ! Suite au développement de nouveaux paradigmes tels que le SDN, facilitant le déploiement de firewalls, la sécurité du plan de données a considérablement augmenté. Mais est-il possible d’éviter ces points de passage pour exfiltrer des données entre deux extrémités d’un réseau ? Au lieu de chercher un trou dans le mur, ne serait-il pas plus simple de trouver un moyen de le contourner ? C’est là l’ambition des techniques de téléportation. Nous explorerons les différentes techniques exploitant ce concept, puis nous reproduirons l’une de celles-ci sur un contrôleur SDN, ONOS.
Dans un rapport datant d’avril 2020, GitLab indique que 18 % des dépôts analysés sur gitlab.com comportaient des problèmes de gestion des secrets. Quelles peuvent être les conséquences liées à ces erreurs ? Quelle stratégie adopter pour gérer au mieux ses secrets ?
Emblème du marketing par la peur pour les uns, cygne noir pour les autres, cette appellation désigne l’éventualité d’une attaque informatique éclair contre un pays et qui serait paralysante pour son économie. Le terme fait couler de l’encre depuis au moins 20 ans [1] et nourrit moult fantasmes. Mais sont-ce des fantasmes ? D’aucuns diraient que si en 20 ans il ne s’est rien passé, c’est probablement qu’il y a eu un alarmisme exagéré.

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On le voit de plus en plus, les outils en ligne de commandes s'étoffent peu à peu d'éléments graphiques sous la forme d'émojis UTF8. Plus qu'une simple décoration, cette pointe de « graphisme » dans un monde de texte apporte réellement un plus en termes d'expérience utilisateur et véhicule, de façon condensée, des informations utiles. Pour autant, cette façon de sortir du cadre purement textuel d'un terminal n'est en rien une nouveauté. Pour preuve, fin des années 80 DEC introduisait le VT340 supportant des graphismes en couleurs, et cette compatibilité existe toujours...

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Au terme de l'article précédent [1] concernant la transformation de la console Nintendo Game & Watch en plateforme de développement, nous nous sommes heurtés à un problème : les 128 Ko de flash intégrés au microcontrôleur STM32 sont une ressource précieuse, car en quantité réduite. Mais heureusement pour nous, le STM32H7B0 dispose d'une mémoire vive de taille conséquente (~ 1,2 Mo) et se trouve être connecté à une flash externe QSPI offrant autant d'espace. Pour pouvoir développer des codes plus étoffés, nous devons apprendre à utiliser ces deux ressources.

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