MISC Hors-série N°
Numéro
22

Sécurité système & logiciel - Exploitation & contre-mesures

Temporalité
Octobre/Novembre 2020
Image v3
Sécurité système & logiciel - Exploitation & contre-mesures
Article mis en avant

Dans ce numéro...


La bonne connaissance de son domaine, tant du point de vue historique que sur les enjeux techniques actuels, permet de trouver des solutions élégantes aux problèmes auxquels nous sommes confrontés. Plus encore, il permet d’éviter de réinventer la roue ou le fameux syndrome « not invented here », mais aussi de connaître les limites des solutions envisagées. Une réflexion pertinente autour de la sécurité, qui touche de très nombreux domaines pour ne pas dire tous, nécessite donc un savoir généraliste important.  
Voici quelques livres, pour certains des incontournables à avoir dans sa bibliothèque, pour d’autres il s’agit de publications récentes qui ont attiré notre attention.
Nicolas Ruff est une figure bien connue dans la sphère francophone de la sécurité informatique, notamment au travers de ses diverses présentations et autres rumps dans des conférences comme le SSTIC, ainsi que pour ses avis tranchés sur les réalités et enjeux de ce domaine.
Vous connaissiez la chasse au trésor… Initiez-vous maintenant à la chasse au signal (signal hunting en anglais). La chasse au signal consiste à rechercher les signaux qui nous entourent dans l’espace invisible du spectre électromagnétique. Mais plus besoin de rester l’oreille collée sur un haut-parleur à tourner le bouton pour régler la fréquence. La SDR (Software Defined Radio) a révolutionné tout cela : une radio numérique et un PC est vous voilà armé pour découvrir ce monde que les professionnels dénomment le SIGINT (SIGnal INTelligence).
Le Returned Oriented Programming (ou ROP) est une technique permettant d'exploiter des programmes disposant de la protection NX (No eXecute) ou DEP (Data Execution Prevention). L'objectif de cet article est de vous présenter les bases du ROP, ainsi que l’exploitation pas-à-pas d’un programme d’entraînement via l'utilisation de la bibliothèque python pwntools [1]. Dans un souci de simplicité, la démonstration sera réalisée sur un programme s'exécutant sur un système Linux 64 bits. Bien entendu, cette démonstration reste applicable sur d'autres architectures (ARM, MIPS, etc.).
Les shellcodes : mystérieux pour les débutants en sécurité, puissants pour les pentesters aguerris, fascinants pour tous. Les maîtriser est une étape sans doute obligatoire sur les voies de la sécurité offensive, tant ils sont utiles, voire indispensables. Explorons-les !
En sécurité sous les drapeaux... du compilateur, ces fameux -fstack-protector-strong et autres -D_FORTIFY_SOURCE=2 que l’on retrouve dans de plus en plus de logs de compilation. Cet article se propose de parcourir quelques-uns des drapeaux les plus célèbres, en observant les artefacts dans le code généré qui peuvent indiquer leur utilisation, tout en discutant de leur support par gcc et clang. Après tout, nombre d’entre eux sont utilisés par défaut sous Debian ou Fedora, ils méritent bien qu’on s’y intéresse un peu.
Après plusieurs années dans le monde de la sécurité informatique il est récurrent d'être confronté aux remarques telles que : « Wow tu bosses sur le kernel Windows, c'est trop cool, mais vachement compliqué quand même ! ». Que nenni, en réalité la documentation est conséquente et le point le plus difficile et rédhibitoire est bien souvent la mise en place d'un Labo permettant d'analyser celui-ci. En bref, cet article vous permettra de vous faire passer pour un super haxxor de ses morts qui dt des KPCR à tour de bras et vous permettra peut-être au passage de demander une augmentation.
Pièce logicielle qui a accompagné les deux dernières décennies, le noyau Linux est un système relativement complet qui dispose d’un allocateur de mémoire dynamique. Comme tous les logiciels classiques, le noyau est ainsi régulièrement sujet à des vulnérabilités de type Use-After-Free via cet allocateur.
Les TPM (Trusted Platform Modules), brique de base du Trusted Computing, ont été imaginés il y a une vingtaine d’années, et pourtant ils ne sont pas très utilisés malgré leurs réelles qualités. Comment expliquer cela ? Cet article tend à fournir de premiers éléments de réponse.
Les TPM, inventés il y a une vingtaine d’années, ont pénétré progressivement les plateformes numériques. Malgré ce long historique, les TPM ont encore aujourd’hui du mal à s’imposer. Pourtant, leurs applications potentielles sécuritaires sont très intéressantes : Authenticated Boot, Remote Attestation, Scellement, amélioration de la sécurité de la cryptographie logicielle. Cet article détaille ces principales applications et liste quelques produits connus qui utilisent les TPM.
Dans le cadre des hors-séries sur les retours aux fondamentaux, cet article aura comme sujet le protocole STP (Spanning Tree Protocol). Inventé en 1985 par Radia Perlman, il permet principalement d’assurer une liaison réseau redondante et sans boucle. Ce protocole étant primordial au sein d’un réseau de moyenne à grande envergure, s’il n’est pas correctement configuré, cela pourra alors permettre à des attaquants de compromettre le réseau.

Magazines précédents

Les derniers articles Premiums

Les derniers articles Premium

Du graphisme dans un terminal ? Oui, avec sixel

Magazine
Marque
Contenu Premium
Spécialité(s)
Résumé

On le voit de plus en plus, les outils en ligne de commandes s'étoffent peu à peu d'éléments graphiques sous la forme d'émojis UTF8. Plus qu'une simple décoration, cette pointe de « graphisme » dans un monde de texte apporte réellement un plus en termes d'expérience utilisateur et véhicule, de façon condensée, des informations utiles. Pour autant, cette façon de sortir du cadre purement textuel d'un terminal n'est en rien une nouveauté. Pour preuve, fin des années 80 DEC introduisait le VT340 supportant des graphismes en couleurs, et cette compatibilité existe toujours...

Game & Watch : utilisons judicieusement la mémoire

Magazine
Marque
Contenu Premium
Spécialité(s)
Résumé

Au terme de l'article précédent [1] concernant la transformation de la console Nintendo Game & Watch en plateforme de développement, nous nous sommes heurtés à un problème : les 128 Ko de flash intégrés au microcontrôleur STM32 sont une ressource précieuse, car en quantité réduite. Mais heureusement pour nous, le STM32H7B0 dispose d'une mémoire vive de taille conséquente (~ 1,2 Mo) et se trouve être connecté à une flash externe QSPI offrant autant d'espace. Pour pouvoir développer des codes plus étoffés, nous devons apprendre à utiliser ces deux ressources.

Body