Dans ce numéro...


Dans mon dernier édito [1] relativement optimiste quant à l’amélioration de la sécurité, j’abordais en creux certains domaines pour lesquels il demeurait une marge importante de progression. L’un d’eux me tient particulièrement à cœur, œuvrant dans la sphère de l’éducation nationale depuis une bonne quinzaine d’années, c’est celui de l’enseignement et la formation à la sécurité des systèmes d’information.
Depuis la sortie de la version 6, JRAT est de nouveau fréquemment utilisé dans des campagnes d’infection. Dans cet article, nous nous intéresserons aux techniques utilisées par les développeurs pour que JRAT soit multiplateforme et nous verrons qu’ils n’ont pas manqué d’imagination pour compliquer le travail des analystes.
Vous êtes un attaquant en mode « Red Team », et vous voulez éviter d’être détecté par le SOC ? Vous devez communiquer avec un C&C bloqué par politique ? Vous avez des données confidentielles à envoyer sur un canal résistant au déchiffrement TLS ? Enter the Empire...
Dans le monde de la recherche, le fait de pouvoir travailler sur des données réelles est très important. Pourtant, les jeux de données de ce genre sont très rares, car des informations confidentielles peuvent être extraites. Dans cet article, on se penchera sur le cas des jeux de données de trafic réseau, utilisés notamment pour évaluer des systèmes de détection d’anomalies et autres systèmes de détection d’intrusion. Les adresses IP des paquets sont anonymisées pour préserver l’identité et la vie privée des utilisateurs. Nous avons découvert une technique pour retrouver les sous-réseaux originaux d’un jeu de données de ce type, à partir de l’attaque Mirai survenue début août 2016. Nous avons appliqué cette méthode sur MAWI, l’un des jeux de données les plus utilisés dans ce domaine.
Saviez-vous que votre Android n’est pas le seul OS dans votre smartphone ? À côté et bien caché s’exécute un environnement dédié à la sécurité plus communément appelé TEE. Partons à l’aventure et découvrons ce petit monde qui discrètement vous protège.
Un aperçu de la technologie TrustZone a été donné dans l’article précédent expliquant les rouages de cette technologie. Ce deuxième article s’intéresse à la surface d’attaque offerte par les différentes implémentations utilisant cette technologie sur smartphone ou tablette.
Cet article se veut être une introduction à l’exécution d’un code sur un processeur spécialisé distant, incluant une composante sécurité. Ce n’est bien sûr par un concurrent à une enclave industrielle, mais la lecture de cet article devrait vous donner quelques clefs de compréhension !
Cet article propose une introduction à la technologie Intel SGX à travers l’exemple du développement d’une application de gestion de mots de passe.
Connues depuis la fin des années 1990, les attaques par canaux auxiliaires sont devenues un élément important de la sécurité des implémentations cryptographiques embarquées. Elles peuvent exploiter différents types d’information physique (consommation électrique, rayonnement électromagnétique, temps de calcul…) et leur efficacité a été démontrée dans de nombreux cas d’application. Ces attaques posent un problème fondamental à la théorie cryptographique : alors que les algorithmes (de chiffrement, d’authentification, de signature…) utilisés dans des systèmes sécurisés sont habituellement considérés comme des éléments de confiance, la mise en œuvre de ces algorithmes permet des attaques simples et dévastatrices. Se convaincre (et convaincre un tiers) de la sécurité d’une implémentation contre ces attaques est en outre complexe à cause de leur dépendance en des détails de conception pas toujours publics ni bien compris. Tour d’horizon académique des solutions actuellement déployées et des évolutions possibles…
La protection des points de terminaisons des infrastructures (stations, serveurs, mobiles, etc.) devient un axe majeur de la cybersécurité, où le traditionnel antivirus pourra difficilement lutter seul : quand les agents EDR entrent dans la danse pour lutter efficacement contre les menaces techniques du moment...
La première partie de cet article parue dans le numéro précédent présentait la genèse et le fonctionnement des Cross Origin Resource Sharing (CORS). La seconde s’attache à décrire les cas fréquents de mauvaises configurations débouchant sur des vulnérabilités exploitables, puis détaille plusieurs d’entre elles et suggère quelques contrôles et recommandations à destination des pentesteurs et de leurs clients.

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Avoir des informations précises et détaillées sur ce qu’il se passe dans une infrastructure, et sur les applications qu'elle héberge est un enjeu critique pour votre business. Cependant, ça demande du temps, temps qu'on préfère parfois se réserver pour d'autres tâches jugées plus prioritaires. Mais qu'un système plante, qu'une application perde les pédales ou qu'une faille de sécurité soit découverte et c'est la panique à bord ! Alors je vous le demande, qui voudrait rester aveugle quand l'observabilité a tout à vous offrir ?

Du graphisme dans un terminal ? Oui, avec sixel

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On le voit de plus en plus, les outils en ligne de commandes s'étoffent peu à peu d'éléments graphiques sous la forme d'émojis UTF8. Plus qu'une simple décoration, cette pointe de « graphisme » dans un monde de texte apporte réellement un plus en termes d'expérience utilisateur et véhicule, de façon condensée, des informations utiles. Pour autant, cette façon de sortir du cadre purement textuel d'un terminal n'est en rien une nouveauté. Pour preuve, fin des années 80 DEC introduisait le VT340 supportant des graphismes en couleurs, et cette compatibilité existe toujours...

Game & Watch : utilisons judicieusement la mémoire

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Au terme de l'article précédent [1] concernant la transformation de la console Nintendo Game & Watch en plateforme de développement, nous nous sommes heurtés à un problème : les 128 Ko de flash intégrés au microcontrôleur STM32 sont une ressource précieuse, car en quantité réduite. Mais heureusement pour nous, le STM32H7B0 dispose d'une mémoire vive de taille conséquente (~ 1,2 Mo) et se trouve être connecté à une flash externe QSPI offrant autant d'espace. Pour pouvoir développer des codes plus étoffés, nous devons apprendre à utiliser ces deux ressources.

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