MISC N°
Numéro
110

Zero Trust : avenir de la sécurité ou chimère marketing ?

Temporalité
Juillet/Août 2020
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Zero Trust : avenir de la sécurité ou chimère marketing ?
Article mis en avant

Résumé

Derrière ce titre modéré, il aurait été trop facile d’être provocateur, se cache une référence que nos lecteurs historiques auront relevée. Il y a plus de dix ans maintenant, au SSTIC 2008, Cédric Blancher donnait une conférence dont le titre était : « Dépérimétrisation : Futur de la sécurité ou pis aller passager ? ». Les constats de l’époque, qui ne doivent pas être loin pour de nombreuses entreprises encore aujourd’hui, sont que les paradigmes de sécurité des réseaux informatiques ont des limites importantes : difficulté à mettre en place du contrôle d’accès ainsi qu’une segmentation et un filtrage réseau efficace.

Dans ce numéro...


La période de pandémie a été l’occasion pour certains de se découvrir des compétences inattendues en infectiologie et virologie, ce fut également un beau terrain de jeux pour les aspirants ingénieurs en infrastructures numériques.
Dans cet article, nous présentons une vulnérabilité de la version 3.1 de Commons Collections. Cette vulnérabilité, nommée « CommonsCollections1 », permet à un attaquant l’exécution d’un code arbitraire ou Remote Code Execution (RCE). Ce travail reprend certains concepts des deux articles publiés dans les versions précédentes de MISC en 2018 et 2019 [1,2].
Les opérations relatives à l’authentification Kerberos ne sont pas toujours remontées dans les journaux des contrôleurs de domaine, ce qui fait de ce protocole une arme de choix pour mener des attaques furtives en environnement Active Directory. Le mécanisme de pré-authentification de ce protocole offre par exemple des possibilités intéressantes pour attaquer les comptes d’un domaine.
L’intelligence artificielle occupe une place croissante dans les réseaux. Elle est ainsi utilisée par les SIEM pour détecter des attaques. Nous présentons dans cet article de quelle façon un SIEM comme Splunk, peut être utilisé pour détecter la survenue d’attaques.
La sécurité informatique adore les modes. Le « Zero Trust » fait partie de ces concepts qui sont devenus populaires du jour au lendemain. Et comme le sexe chez les adolescents, « tout le monde en parle, personne ne sait réellement comment le faire, tout le monde pense que tous les autres le font, alors tout le monde prétend le faire* ».
Les security operation centers, au sens large, sont aujourd’hui au cœur des systèmes d’information des entreprises. En revanche, beaucoup adoptent encore et toujours une approche traditionnelle de la sécurité du SI. Comment le paradigme Zero Trust va-t-il impacter nos supervisions ? Repensons un peu à toutes ces années de service pour voir ce que Zero Trust peut apporter au SOC, et réciproquement comment ces derniers peuvent accompagner la transition.
Avoir la capacité d’identifier des utilisateurs au-delà du système d’information et d’exposer des applications sans la nécessité de passer par un lien réseau de confiance sont deux éléments nécessaires d’une approche Zero-Trust, mais ce ne sont pas forcément des éléments suffisants. Ces applications reposent sur d’autres composants d’infrastructure (comme les serveurs et systèmes de stockage virtualisés) et il est possible d’appliquer une approche de confiance minimale dans ces éléments afin de renforcer la sécurité de ces applications.L’utilisation du Cloud Computing est un bon exemple, car son modèle de responsabilités partagées nécessite une forme de confiance mutuelle entre le fournisseur et l’utilisateur, nous allons donc voir dans cet article comment appliquer un principe de confiance minimale des couches logicielles aux couches matérielles.
Cet article de sensibilisation met en avant une faiblesse de la RFC 7348 permettant de réaliser une attaque du type « homme du milieu ». Il décrit d'abord le fonctionnement de VXLAN, explique ensuite le mécanisme exploité et les dangers associés, puis propose des recommandations ainsi qu'une alternative.
La localisation, la navigation et le transfert de temps (PNT) par constellation de satellites, et notamment le Système de Positionnement Global (GPS), sont devenus omniprésents dans notre quotidien. Le brouillage – volontaire ou non – et le leurrage de ces signaux très faibles sont désormais accessibles à tout le monde, mais les subir n’est pas une fatalité : nous allons aborder les méthodes pour se protéger de tels désagréments afin de retrouver les services d’origine en annulant ces interférants par une approche multi-antennes.
Afin de mettre en application les exigences de contrôle de conformité (article 24 du RGPD), les directions générales, qu’elles aient désigné ou non un Délégué à Protection des Données (DPD), doivent mettre en œuvre des contrôles concernant les répartitions de responsabilités entre les acteurs impliqués par le traitement et l’application de règles opposables, l’effectivité des droits des personnes concernées, la sécurité des traitements et la mise à disposition des éléments de preuve pour démontrer la conformité des traitements de données à caractère personnel.

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