Les articles de MISC N°37

Au cours du mois de janvier, des dizaines de serveurs web ont été piratés simultanément. L’intrus ne visait ni la gloire, ni les informations stockées sur ces serveurs. Cette offensive n’était que la première étape d’une attaque élaborée visant à installer de façon furtive des logiciels malicieux sur les ordinateurs visitant ces serveurs web. Dans cet article, nous verrons quelles ont été les modifications faites au contenu des serveurs. Nous étudierons ensuite les vecteurs d’attaques utilisés pour infecter les visiteurs et la charge active de l’attaque, c'est-à-dire le binaire qui est installé après une infection. Nous pensons que cette opération est digne de mention parce qu’elle offre un bon exemple de la nouvelle génération d’attaques que nous observons sur l’Internet. De nos jours, les attaquants veulent discrètement infecter un grand nombre de systèmes et ainsi accumuler d’importantes sommes de profit.
La mise en œuvre de boîtiers de répartition de charges contribue à la stabilisation des infrastructures techniques, à l’accroissement des performances du système d’information et à sa supervision.
L'exécution d'un algorithme cryptographique est une source constante de problèmes pour les ingénieurs, administrateur système... L'équipe d’Edward Felten [1] vient de démontrer à nouveau ce principe dans un article récent [2, 3] en exploitant la rémanence temporaire des mémoires DRAM.
Le Domain Name System (ou DNS, système de noms de domaine) est un système permettant d'établir une correspondance entre une adresse IP et un nom de domaine et, plus généralement, de trouver une information à partir d'un nom de domaine (cf. Wikipédia).
Bien que l'attaque la plus intéressante contre une plate-forme de VoIP soit celle où l'on intercepte une communication, ce n'est généralement pas l'attaque la plus simple à réaliser (à moins bien sûr d'être sur le chemin ou de pouvoir facilement contrôler une des parties). Le risque qui engendre le plus de cheveux gris pour une équipe sécurité est de rendre la plate-forme résistante face aux dénis de service. Au cours de cet article, nous allons décrire quels sont les challenges pour sécuriser une telle plate-forme, et tout particulièrement comment l'optimisation de la disponibilité de la plate-forme la rend plus vulnérable. Les éléments-clés d'un déploiement qui sont les plus exposés sont bien évidemment le SoftSwitch (ou P-CSCF en terminologie IMS) qui va gérer les communications, le SBC (Session Border Controller) qui gère et régule l'accès au SoftSwitch depuis l'extérieur (les clients), ainsi que les MGW (Media Gateway) qui connectent le nuage VoIP avec le réseau téléphonique traditionnel (RTC). Nous allons étudier quelles attaques sont les plus courantes à l'encontre de ces équipements et quel est leur rôle côté protection.
Ce dossier ne serait pas complet sans la démonstration qu'un déni de service est facile à mettre en œuvre. Qui plus est, comment tester l'efficacité des solutions déployées ? La plupart des prestations d'audit n'incluent pas ce type de test et l'évaluation est faite « sur papier ». Ridicule. A ce tarif-là, les pen-tests que ces mêmes prestataires s'empressent de facturer peuvent également être simulés...
Les technologies CPL se font de plus en présentes dans le domaine des télécoms domestiques comme dans le domaine industriel. Leur utilisation soulève les mêmes questions que celles posées avec l'utilisation de la technologie Wi-Fi. Aussi, cet article va à la fois préciser le fonctionnement des niveaux de sécurité dans les technologies en question et la sécurité afférente du média physique.
ModSecurity est un pare-feu applicatif libre. Cette fiche pratique s'attache à décrire les fonctionnalités principales de la version 2, ainsi que les étapes nécessaires à sa mise en œuvre.
Dans l’article précédent [2], nous avons présenté les techniques de codage de la voix et montré comment cette dernière était représentée et traitée. Nous allons à présent considérer les techniques analogiques de chiffrement de la voix. Ces dernières consistent à modifier structurellement le signal selon divers procédés, mais sans en modifier la nature profonde contrairement aux techniques numériques. Très efficaces, elles requièrent cependant un art extrême de la part de l’ingénieur pour s’assurer qu’aucune intelligibilité résiduelle ne permettra à un attaquant de retrouver tout ou partie du signal vocal originel. La principale difficulté tient au fait que la validation de telles techniques réside au final sur des tests humains d’audition, subjectifs par nature, même si la théorie garantit l’optimalité des procédés mis en œuvre et des paramètres utilisés. C’est la raison pour laquelle, du fait de l’importance du savoir-faire de l’ingénieur dans la mise au point d’un système de cryptophonie analogique, il n’existe que très peu d’information sur ces techniques analogiques.
Cet article poursuit l'étude, du développement d'un outil spécifique (backdoor) pour mener des attaques ciblées sur le système d'information d'entreprises, commencée dans le numéro précédent de MISC [1].