Reflasher le bootloader de son Vidor 4000 « briqué » avec une Raspberry Pi

Magazine
Marque
Contenu Premium
Domaines


Résumé

« Briquer » une carte, un module ou un smartphone est un terme que je trouve absolument pertinent. Cela désigne le fait d'arriver à un stade, après maintes bidouilles ou erreurs, où le matériel est dans un tel sale état de configuration qu'il n'est plus possible de s'en sortir par des moyens logiciels courants et standards. L'objet se transforme littéralement en brique, juste bon à servir de presse-papier high-tech. Cela m'est précisément arrivé avec une carte Arduino MKR Vidor 4000. Mais à cœur vaillant (et obstiné) rien d'impossible et voici donc la solution pour vous sortir du même pétrin.


La carte Arduino MKR Vidor 4000 ou, dans la suite de cet article, « le » Vidor 4000 (oui, j'attribue le genre que je trouve pertinent aux choses qui n'en n'ont pas, une RPi femelle et un Vidor mâle, c'est comme ça) est un matériel très différent des autres cartes Arduino et en particulier des modèles les plus courants comme l'Arduino UNO. Très différent, mais aussi d'une tout autre complexité. Le Vidor 4000 est un monstre de technologie, de ressources et de fonctionnalités. Pourtant, comme l'Arduino UNO, celui-ci embarque un bootloader chargé de faciliter sa programmation sans avoir recours à un équipement supplémentaire.

Dans le cas d'une carte UNO, ceci évite d'avoir à utiliser un programmeur AVR ISP. Dans celui du Vidor 4000, une sonde JTAG. Le bootloader n'est rien d'autre qu'un petit bout de code, exécuté dès la mise sous tension (ou un reset), communiquant avec l'ordinateur et écrivant en mémoire flash les programmes que vous souhaitez faire...

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 95% à découvrir.
à partir de 21,65€ HT/mois/lecteur pour un accès 5 lecteurs à toute la plateforme
J'en profite


Articles qui pourraient vous intéresser...

De la preuve formelle en Verilog, librement

Magazine
Marque
Hackable
Numéro
37
Mois de parution
avril 2021
Domaines
Résumé

Dans cet article, on se propose de découvrir une autre méthode de validation d’un composant écrit en Verilog. L’idée est de décrire les propriétés du composant et de laisser l’ordinateur chercher les stimuli qui feront échouer des propriétés. Ça n’est plus le développeur qui écrit les tests, mais la machine. Cette méthode a récemment été rendue possible avec des logiciels libres grâce à la suite d’outils Yosys (synthèse Verilog), Yosys-SMTBMC (solveur) ainsi que SymbiYosys qui les chapeaute.

Mesurer l’éclairement avec Arduino

Magazine
Marque
Hackable
Numéro
37
Mois de parution
avril 2021
Domaines
Résumé

Papa de trois enfants en bas âge, j’ai souvent la tête dans les jouets. Mes enfants, comme beaucoup, s’amusent parfois à faire semblant d’acheter. Et si je leur fabriquais une sorte de « caisse/dînette » ! Ce serait tellement mieux s’ils pouvaient scanner des articles et que « ça marche », pour ensuite payer le total par carte !

Raspberry Pi Pico, Arduino killer ?

Magazine
Marque
Hackable
Numéro
37
Mois de parution
avril 2021
Domaines
Résumé

« Raspberry Pi ou Arduino ? », voici la question typique que se posent nombre de débutants avant de comprendre rapidement que comparer un ordinateur monocarte (SBC) et une carte microcontrôleur n'a aucun sens. Il s'agit de deux mondes distincts reposant sur des philosophies et des contingences totalement différentes. Mais en ce début d'année 2021, la réponse à cette mauvaise question est devenue délicate, car voici venir la carte Pico : une plateforme équipée d'un microcontrôleur RP2040 double-cœur ARM Cortex M0+... par Raspberry Pi ! En d'autres termes, la question est donc maintenant aussi « Raspberry Pi ou Raspberry Pi ? ».

Une nouvelle méthode d’imagerie tridimensionnelle pour la rétro-ingénierie des circuits intégrés

Magazine
Marque
Hackable
Numéro
37
Mois de parution
avril 2021
Domaines
Résumé

La rétro-ingénierie matérielle, et plus particulièrement la rétro-ingénierie du silicium, trouve très rapidement ses limites dans les attaques non invasives où la puce reste fonctionnelle et intègre. Pour pouvoir analyser en profondeur un circuit logique, il faut aujourd’hui forcément passer par une décapsulation et une déstratification, ce qui implique alors la destruction inévitable de la puce. Ces méthodes destructives étaient les seuls moyens d’accéder aux différentes couches d’une puce de silicium et donc de pouvoir reconstituer tout le circuit logique de celle-ci. Mais récemment, des chercheurs ont proposé une nouvelle méthode d’imagerie tridimensionnelle des circuits intégrés, d’abord pour un usage industriel, mais aussi inédit pour la rétro-ingénierie du silicium, qui permet l’analyse en profondeur, sans passer par les processus destructeurs habituels.