Furtivité des opérations Red Team ou comment suivre une Kill Chain sans se faire voir

Magazine
Marque
MISC
Numéro
104
Mois de parution
juillet 2019
Domaines


Résumé

Quels que soient le périmètre ou les cibles d’une opération Red Team, la furtivité est, sinon indispensable, au moins très souhaitable. Tout le long de la kill chain, il existe d’innombrables écueils qui feront la joie des blue teams et des équipements de détection. Cet article discute de plusieurs astuces qui permettent d’éviter l’embarras de se faire « flagger » avant la fin de la mission.


 

Parmi les mots-clés à la mode, Red Team revient fréquemment. Dans un numéro hors-série d’octobre 2015 [1], Marc Lebrun décrivait une opération Red Team (qu’on abrègera RT désormais) comme « une attaque ciblée, considérant l'entreprise [cible] comme un tout [et durant laquelle] tous les moyens [ou presque] sont bons pour parvenir à ses fins ».

L’objectif d'un RT est de tester la robustesse d’un SI, en largeur et en profondeur, via des vecteurs d’attaques variés, combinés, et en rebondissant sur des cibles indirectes pour effectuer une action nuisible réaliste. Cet objectif peut être modulé avec profit en fonction du niveau de maturité de la Blue Team.

On peut pour ce faire envisager des accès physiques sur site, et bien évidemment des accès distants via l’exploitation de vulnérabilités techniques, la recherche d’identifiants de connexion aux portails de la cible, ou encore le piégeage des collaborateurs permettant l'obtention...

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 95% à découvrir.
à partir de 21,65€ HT/mois/lecteur pour un accès 5 lecteurs à toute la plateforme
J'en profite
Références


Articles qui pourraient vous intéresser...

Return oriented programming 101

Magazine
Marque
MISC
HS n°
Numéro
22
Mois de parution
octobre 2020
Domaines
Résumé

Le Returned Oriented Programming (ou ROP) est une technique permettant d'exploiter des programmes disposant de la protection NX (No eXecute) ou DEP (Data Execution Prevention). L'objectif de cet article est de vous présenter les bases du ROP, ainsi que l’exploitation pas-à-pas d’un programme d’entraînement via l'utilisation de la bibliothèque python pwntools [1]. Dans un souci de simplicité, la démonstration sera réalisée sur un programme s'exécutant sur un système Linux 64 bits. Bien entendu, cette démonstration reste applicable sur d'autres architectures (ARM, MIPS, etc.).

Use-After-Free dans le noyau Linux

Magazine
Marque
MISC
HS n°
Numéro
22
Mois de parution
octobre 2020
Domaines
Résumé

Pièce logicielle qui a accompagné les deux dernières décennies, le noyau Linux est un système relativement complet qui dispose d’un allocateur de mémoire dynamique. Comme tous les logiciels classiques, le noyau est ainsi régulièrement sujet à des vulnérabilités de type Use-After-Free via cet allocateur.

Introduction au dossier : Sécurité système & logiciel - Exploitation & contre-mesures

Magazine
Marque
MISC
HS n°
Numéro
22
Mois de parution
octobre 2020
Domaines
Résumé

La thématique de ce hors-série, comme vous avez d’ores et déjà pu le remarquer, est dédiée à la sécurité système et logiciel. Derrière cette terminologie qui couvre un large spectre de ce que peut être la sécurité, l’idée est de continuer les hors-séries qui traitent des fondamentaux de sous-domaines de la sécurité informatique.

Applications des TPM

Magazine
Marque
MISC
HS n°
Numéro
22
Mois de parution
octobre 2020
Domaines
Résumé

Les TPM, inventés il y a une vingtaine d’années, ont pénétré progressivement les plateformes numériques. Malgré ce long historique, les TPM ont encore aujourd’hui du mal à s’imposer. Pourtant, leurs applications potentielles sécuritaires sont très intéressantes : Authenticated Boot, Remote Attestation, Scellement, amélioration de la sécurité de la cryptographie logicielle. Cet article détaille ces principales applications et liste quelques produits connus qui utilisent les TPM.

Dora au pays du kernel debugging

Magazine
Marque
MISC
HS n°
Numéro
22
Mois de parution
octobre 2020
Domaines
Résumé

Après plusieurs années dans le monde de la sécurité informatique il est récurrent d'être confronté aux remarques telles que : « Wow tu bosses sur le kernel Windows, c'est trop cool, mais vachement compliqué quand même ! ». Que nenni, en réalité la documentation est conséquente et le point le plus difficile et rédhibitoire est bien souvent la mise en place d'un Labo permettant d'analyser celui-ci. En bref, cet article vous permettra de vous faire passer pour un super haxxor de ses morts qui dt des KPCR à tour de bras et vous permettra peut-être au passage de demander une augmentation.