Contrôle des processus avec les cgroups

Magazine
Marque
GNU/Linux Magazine
Numéro
141
Mois de parution
septembre 2011


Résumé
Depuis la version 2.6.24 du noyau Linux, il est possible de gérer les ressources allouées aux processus de manière dynamique et simple : via l'interface dite « cgroups » (pour Control Groups). Oubliez (si ce n'est pas déjà fait !) les commandes nice, renice et le fichier limits.conf. Ce bref article vous explique comment profiter de cette fonctionnalité.

1. Introduction

Les groupes de contrôle de tâches (TCG) désignent depuis la version 2.6.24 du noyau, un framework qui permet à des « fournisseurs de ressources » de proposer ces ressources aux processus, mais de manière contrôlée. Pour cela, les processus concernés sont classés dans des groupes (qu'on nommera cgroups) et une certaine quantité de ressources seront alors allouées à chaque groupe. Parmi les ressources, on trouvera les CPU, la mémoire, les cartes réseau, ...

En fait, l'utilisation des cgroups permet de mettre en œuvre des objectifs aussi divers que :

- refuser, gérer, prioritiser l'accès aux ressources ;

- créer des hiérarchies dynamiques de cgroups ;

- reconfigurer dynamiquement les paramètres des cgroups ;

- surveiller l'état des ressources utilisées par les cgroups.

Suivant les distributions, vous aurez besoin d'installer le package libcgroup (cas des Fedora & RedHat), cgroup-bin (Debian) ou libcgroup1 (au minimum - pour SuSE). Les exemples que nous...

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 96% à découvrir.
S'abonner à Connect
  • Accédez à tous les contenus de Connect en illimité
  • Découvrez chaque semaine un nouvel article premium
  • Consultez les nouveaux articles en avant-première
Je m'abonne


Article rédigé par

Par le(s) même(s) auteur(s)

LinuxKit ou le meilleur des containers et des UniKernels

Magazine
Marque
GNU/Linux Magazine
Numéro
210
Mois de parution
décembre 2017
Spécialité(s)
Résumé
La révolution apportée par la virtualisation fait partie de l'Histoire (de l'informatique) et depuis quatre ans, nous baignons dans la révolution apportée par les micro-services et les containers popularisés par la société Docker. Mais l'Histoire ne s'arrête pas là : et si nous étions déjà en train de connaître la prochaine révolution ? Et si l'utilisation seule des containers était déjà un modèle obsolète alors que leur mise en production reste encore relativement rare ? Et si le prochain paradigme utilisait les containers et les unikernels ?

Le stockage de séries chronologiques avec InfluxDB

Magazine
Marque
GNU/Linux Magazine
Numéro
198
Mois de parution
novembre 2016
Spécialité(s)
Résumé

Vous devez stocker des résultats de mesures ? Échantillonnées à des moments quelconques ? Vous voulez manipuler ces données rapidement avec un langage que vous connaissez déjà ? Alors, oubliez RRDTool et stockez vos mesures dans un SGBD dont la version 1.0  va bientôt être « releasée » : InfluxDB

Les derniers articles Premiums

Les derniers articles Premium

Cryptographie : débuter par la pratique grâce à picoCTF

Magazine
Marque
Contenu Premium
Spécialité(s)
Résumé

L’apprentissage de la cryptographie n’est pas toujours évident lorsqu’on souhaite le faire par la pratique. Lorsque l’on débute, il existe cependant des challenges accessibles qui permettent de découvrir ce monde passionnant sans avoir de connaissances mathématiques approfondies en la matière. C’est le cas de picoCTF, qui propose une série d’épreuves en cryptographie avec une difficulté progressive et à destination des débutants !

Game & Watch : utilisons judicieusement la mémoire

Magazine
Marque
Contenu Premium
Spécialité(s)
Résumé

Au terme de l'article précédent [1] concernant la transformation de la console Nintendo Game & Watch en plateforme de développement, nous nous sommes heurtés à un problème : les 128 Ko de flash intégrés au microcontrôleur STM32 sont une ressource précieuse, car en quantité réduite. Mais heureusement pour nous, le STM32H7B0 dispose d'une mémoire vive de taille conséquente (~ 1,2 Mo) et se trouve être connecté à une flash externe QSPI offrant autant d'espace. Pour pouvoir développer des codes plus étoffés, nous devons apprendre à utiliser ces deux ressources.

Raspberry Pi Pico : PIO, DMA et mémoire flash

Magazine
Marque
Contenu Premium
Spécialité(s)
Résumé

Le microcontrôleur RP2040 équipant la Pico est une petite merveille et malgré l'absence de connectivité wifi ou Bluetooth, l'étendue des fonctionnalités intégrées reste très impressionnante. Nous avons abordé le sujet du sous-système PIO dans un précédent article [1], mais celui-ci n'était qu'une découverte de la fonctionnalité. Il est temps à présent de pousser plus loin nos expérimentations en mêlant plusieurs ressources à notre disposition : PIO, DMA et accès à la flash QSPI.

Abonnez-vous maintenant

et profitez de tous les contenus en illimité

Je découvre les offres

Déjà abonné ? Connectez-vous