La carte à puce, cœur de sécurité des systèmes mobiles

Magazine
Marque
MISC
Numéro
41
|
Mois de parution
janvier 2009
|
Domaines


Résumé

La sécurité des systèmes et des protocoles a historiquement été pensée pour protéger les communications d’un utilisateur placé dans un environnement hostile. Ce dernier n’ayant aucune raison d’agir contre ses intérêts, son honnêteté était généralement admise et il avait donc accès à l’ensemble des paramètres lui permettant de sécuriser ses communications. Avec l’apparition des technologies embarquées, de nombreuses institutions publiques ou privées ont songé à munir leurs membres ou clients de systèmes mobiles leur permettant de s’authentifier ou d’accéder à des services. L’apparition de ces nouveaux modèles économiques a contraint les experts en sécurité à changer leur façon d’envisager la relation entre le système et son utilisateur. Dans la majorité des cas en effet, ce dernier ne devait plus être propriétaire du système mobile et certains paramètres de sécurité devaient lui être inconnus. Résoudre cette problématique était particulièrement ambitieux puisqu’il s’agissait d’empêcher le titulaire d’un système d’accéder à certaines données tout en lui permettant de les utiliser. Trouver une solution qui soit à la fois économique et techniquement satisfaisante n’a été possible qu’avec l’apparition des premières cartes à puce. L’accès à la mémoire de ces dernières peut en effet être limité grâce à des mécanismes électroniques très efficaces (parfois appelés « inhibiteurs »). Du strict point de vue de la sécurité, cette propriété confère à la carte un avantage certain sur un ordinateur traditionnel dont la mémoire peut généralement être facilement lue ou modifiée par toute personne ayant physiquement accès à l’ordinateur.


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