Les ransomwares

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Numéro
46
Mois de parution
novembre 2009
Spécialité(s)


Résumé

Parmi les codes malicieux que l'on trouve de nos jours, il arrive que l'on rencontre un type de programmes assez particulier : les ransomwares. Un ransomware est une application qui va modifier la machine pour ensuite demander une rançon au propriétaire, afin de retrouver l'état initial de la machine.En général, tous les fichiers dont l'extension correspond à une liste intégrée au ransomware seront chiffrés à l'aide de la cryptographie (ou d'algorithmes maison plus ou moins performants) et les indications pour obtenir un outil de déchiffrement sont fournies par le malware.Il existe aussi des ransomwares qui bloquent toutes les applications excepté le navigateur internet pour pouvoir visiter un site web permettant de payer la rançon.Cet article présente l'un d'entre eux, trouvé mi-octobre, et qui est, comme nous allons le voir, très limité techniquement, pour ne pas dire, très basique.MD5 : FEC60C1E5FBFF580D5391BBA5DFB161A


1. Analyse du ransomware

Notre exécutable n'est pas « packé » et ne contient aucune obfuscation. Il semblerait qu'il ait été programmé en assembleur.

Voici ce que l'on obtient après ouverture dans IDA :

IDA1

Fig. 1 : Point d’entrée du ransomware

On notera la référence au fichier CryptLogFile.txt qui pourrait être un journal des fichiers « protégés » par le ransomware. L'appel des fonctions GetWindowsDirectoryA et lstrcatA nous indique le chemin complet du fichier...

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Par le(s) même(s) auteur(s)

Red October : les modules pour mobiles

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Numéro
68
Mois de parution
juillet 2013
Spécialité(s)
Résumé

En octobre 2012, l’équipe d’experts de Kaspersky Lab a mené une enquête à la suite d’une série d’attaques contre des réseaux informatiques ciblant des services diplomatiques internationaux. L’enquête a permis de mettre à jour et d’analyser un réseau de cyberespionnage à grande échelle. L’opération « Red October » aurait débuté en mai 2007 et se poursuivait encore en janvier 2013 lors de la publication de notre premier rapport.Le principal objectif des assaillants était de recueillir des renseignements auprès des organismes compromis. Les informations obtenues sur les réseaux infectés étaient souvent réutilisées pour s’introduire dans d’autres systèmes (liste d’identifiants collectés, etc.). Pour piloter le réseau des machines infectées, les auteurs des attaques ont créé plus de 60 noms de domaines et ont utilisé plusieurs serveurs hébergés dans différents pays, dont la majorité en Allemagne et en Russie.Outre les cibles traditionnelles (postes de travail), le système est capable de voler des données à partir d'appareils mobiles (iPhone, Nokia, Windows Mobile), d’équipements réseau d'entreprise (Cisco) et de disques amovibles (y compris les données déjà supprimées via une procédure de récupération).Cet article s’intéresse à la partie mobile de Red October.Avant de présenter les modules pour mobiles, nous allons voir comment ceux-ci sont installés sur la machine cible.

La menace fantôme

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Numéro
61
Mois de parution
mai 2012
Spécialité(s)
Résumé

Au début du mois de mars, nous avons reçu un rapport d'un chercheur indépendant sur des infections en masse d'ordinateurs d'entreprises, suite à la visite de sites (légitimes) d'actualités russes. Les symptômes étaient les mêmes dans chaque cas : apparition de requêtes vers des sites tiers et création de fichiers incompréhensibles (probablement) sur les machines.Le mécanisme d'infection utilisé par ce logiciel malveillant s'est avéré très difficile à identifier. Les sites utilisés pour propager l'infection étaient hébergés sur différentes plates-formes et avaient des architectures différentes. L'utilisation d'une faille commune était alors écartée. De plus, il était impossible de reproduire les infections.Toutefois, nous avons trouvé un point commun à tous ces sites d'actualités.

Analyse de Trojan.AndroidOS.Dogowar.a

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Numéro
58
Mois de parution
novembre 2011
Spécialité(s)
Résumé

Les menaces sur téléphones mobile sont en forte progression. Nous comptions trois nouvelles menaces par jour au mois de mars 2011. Nous en sommes à plus de dix par jour au mois de septembre 2011. Nous sommes encore loin des plus de 70 000 nouvelles menaces par jour que l'on retrouve sur PC, mais la croissance est rapide.La plateforme Android est la plus ciblée à l'heure actuelle. 28 % des malwares détectés ciblent Android. Le Java pour mobile (J2ME) reste en tête du classement (plus pour très longtemps) avec un peu plus de 50 % des menaces, alors que celles pour Symbian OS ne représentent plus que 13 % (statistiques basées sur le nombre de signatures du produit Kaspersky Mobile Security).La tendance montre clairement qu'Android est une plateforme de choix pour les criminels.Nous allons voir l'analyse d'une des nouvelles menaces pour Android. Cette fois, il ne s'agit pas de profit ni d'espionnage. « Trojan.AndroidOS.Dogowar.a » pourrait être comparé aux vieux malwares sur PC qui défendaient des causes. Nous allons voir cela en détail.

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Du graphisme dans un terminal ? Oui, avec sixel

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Spécialité(s)
Résumé

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