Monter son serveur de mails : partie 2

Magazine
Marque
Linux Pratique
Numéro
95
Mois de parution
mai 2016
Domaines


Résumé
Dans le précédent numéro, nous avons vu comment monter un serveur Postfix et le paramétrer. Dans cette seconde partie, nous allons voir comment ajouter des fonctionnalités à notre serveur en ce qui concerne l'anti-spams et la réception des e-mails.

1. Postgrey

1.1 Principe

L'un des pires fléaux existant à l'heure actuelle s'appelle le spam. Pour essayer de le limiter au maximum, un grand nombre de solutions ont été envisagées. Certaines d'entre elles comme SpamAssassin ou DSPAM se basent sur des algorithmes complexes fondés sur des filtres Bayesiens ce qui est très consommateur en CPU, d'autres essayent de jouer sur le protocole SMTP comme Postgrey.

Le principe du greylisting est simple. À chaque mail reçu, s'il n'est pas dans la whitelist, le serveur répond par une erreur 450 qui signifie « serveur surchargé, merci de réessayer plus tard ». Si le MTA de l'expéditeur est « normal », il va attendre quelques minutes et réessayer. S'il s'agit d'un MTA créé par un spammeur, il sera programmé pour ignorer ce genre d'erreur afin d'envoyer un maximum de mails dans un minimum de temps.

Postgrey se base sur ce principe. L'algorithme peut être décrit ainsi :

Arrivée du mail

|

Si mail en liste blanche → laisser passer

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 96% à découvrir.
à partir de 21,65€ HT/mois/lecteur pour un accès 5 lecteurs à toute la plateforme
J'en profite


Articles qui pourraient vous intéresser...

Répondez aux problématiques de sécurité d’accès avec OpenSSH

Magazine
Marque
Linux Pratique
HS n°
Numéro
49
Mois de parution
novembre 2020
Domaines
Résumé

Notre infrastructure est désormais stable et sécurisée tant au niveau système que réseau. Nous allons pouvoir étudier de manière un peu approfondie un logiciel particulier : OpenSSH. Ce démon réseau nous permet de nous connecter en toute sécurité sur nos serveurs via le protocole SSH. Son développement a commencé il y a plus de 20 ans chez nos amis d’OpenBSD. La liste de ses fonctionnalités est d’une longueur impressionnante. Nous allons en parcourir ensemble quelques-unes qui, je l’espère, nous permettront d’améliorer tant notre sécurité que notre productivité quotidienne.

Définissez l'architecture de vos serveurs et installez-les

Magazine
Marque
Linux Pratique
HS n°
Numéro
49
Mois de parution
novembre 2020
Domaines
Résumé

Dans cet article, nous réfléchirons aux besoins de sécurité auxquels nos serveurs devront répondre. Il sera d’ailleurs plus question d’architecture que de serveur personnel. Pourquoi cela ? Car nos besoins vont à coup sûr évoluer dans le temps. L’approche la plus pérenne sera donc de mener une réflexion basée sur des services et non sur un serveur unique. Nous allons aussi nous attacher à assurer la résilience de nos services de base. Nos choix d’architecture auront pour objectif de pouvoir mieux détecter, contrer et éventuellement réparer les dommages causés par une attaque informatique. Nous pourrons par exemple restaurer nos services si un attaquant réussissait à prendre le contrôle du serveur. Notre plan de bataille commencera par la définition des grandes lignes de notre infrastructure, puis par la sélection de nos fournisseurs. Nous déploierons ensuite le serveur avec un premier palier de sécurisation système.

Migrez de iptables vers nftables

Magazine
Marque
Linux Pratique
Numéro
122
Mois de parution
novembre 2020
Domaines
Résumé

Il y a cinq ans, je lisais un premier article sur nftables [1] : l’outil semblait intéressant, mais il n’était pas disponible sur ma machine. En 2019, une distribution majeure, Debian, a basculé sur nftables avec sa version 10 (Buster) [2] : il est donc temps de voir comment migrer du vénérable pare-feu iptables vers son successeur.