Le marquage de paquets et la répartition de charge avec la queue netfilter

Magazine
Marque
GNU/Linux Magazine
Numéro
127
Mois de parution
mai 2010


Résumé

Avec la queue netfilter, nous sommes plus souvent limités par notre imagination que par la technique. Il faut dire que l'idée de « faire des règles iptables » était peu attrayante et nous bridait un peu. Dans les numéros précédents, nous avons vu comment, à l'aide de bindings, nous pouvions accéder à cette queue et émettre un verdict. Ici, nous allons utiliser une autre fonctionnalité : le marquage de paquet.


1. Introduction

La libnetfilter_queue a considérablement changé le principe de décision qui, délégué en userspace, nous permet d'envisager des scénarios qu'il était difficile de mettre en œuvre auparavant. Nous allons utiliser la libnetfilter_queue pour construire un répartiteur de charge et de haute disponibilité relativement sommaire, mais qui nous permettra par l'exemple d'appréhender le marquage de paquet.

Pour connaître la charge des serveurs, nous utiliserons SNMP, mais bien des scénarios sont envisageables, du ping au programme dédié sur les serveurs, d'où l'intérêt d'utiliser un langage de haut niveau et pour changer un peu, nous utiliserons Vala [1], parce que, entre autres : Vala, c'est sympa !

2. Le marquage

Par défaut, un paquet n'est pas marqué ou plutôt sa mark (un uint32) est à 0. Le marquage de paquet se fait à l'aide de la cible MARK et son utilisation est limitée à la table mangle :

$iptables -t mangle -A PREROUTING -j...

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 95% à découvrir.
S'abonner à Connect
  • Accédez à tous les contenus de Connect en illimité
  • Découvrez chaque semaine un nouvel article premium
  • Consultez les nouveaux articles en avant-première
Je m'abonne


Article rédigé par

Par le(s) même(s) auteur(s)

Les derniers articles Premiums

Les derniers articles Premium

Game & Watch : utilisons judicieusement la mémoire

Magazine
Marque
Contenu Premium
Spécialité(s)
Résumé

Au terme de l'article précédent [1] concernant la transformation de la console Nintendo Game & Watch en plateforme de développement, nous nous sommes heurtés à un problème : les 128 Ko de flash intégrés au microcontrôleur STM32 sont une ressource précieuse, car en quantité réduite. Mais heureusement pour nous, le STM32H7B0 dispose d'une mémoire vive de taille conséquente (~ 1,2 Mo) et se trouve être connecté à une flash externe QSPI offrant autant d'espace. Pour pouvoir développer des codes plus étoffés, nous devons apprendre à utiliser ces deux ressources.

Raspberry Pi Pico : PIO, DMA et mémoire flash

Magazine
Marque
Contenu Premium
Spécialité(s)
Résumé

Le microcontrôleur RP2040 équipant la Pico est une petite merveille et malgré l'absence de connectivité wifi ou Bluetooth, l'étendue des fonctionnalités intégrées reste très impressionnante. Nous avons abordé le sujet du sous-système PIO dans un précédent article [1], mais celui-ci n'était qu'une découverte de la fonctionnalité. Il est temps à présent de pousser plus loin nos expérimentations en mêlant plusieurs ressources à notre disposition : PIO, DMA et accès à la flash QSPI.

Programmation des PIO de la Raspberry Pi Pico

Magazine
Marque
Contenu Premium
Spécialité(s)
Résumé

La carte Pico de Raspberry Pi est appréciable à bien des égards. Ses ressources, son prix, ses deux cœurs ARM... Mais ce morceau de silicium qu'est le RP2040 renferme une fonctionnalité unique : des blocs PIO permettant de créer librement des périphériques supplémentaires qu'il s'agisse d'éléments standardisés comme SPI, UART ou i2c, ou des choses totalement exotiques et très spécifiques à un projet ou un environnement donné. Voyons ensemble comment prendre en main cette ressource et explorer le monde fantastique des huit machines à états de la Pico !

Abonnez-vous maintenant

et profitez de tous les contenus en illimité

Je découvre les offres

Déjà abonné ? Connectez-vous