La naissance des nains surpuissants

Magazine
Marque
GNU/Linux Magazine
Numéro
180
Mois de parution
mars 2015
Spécialité(s)


Résumé
Les ordinateurs pris en main par de grands industriels, principalement aux États-unis, il reste aux pionniers quelques chantiers au niveau matériel : tester et valider l'utilisation des transistors, trouver de meilleurs systèmes pour stocker des données en mémoire vive, le plus rapidement possible et, surtout inventer tous les concepts pour obtenir des performances de calcul maximales dans des superordinateurs surpuissants, concepts qui animent aujourd'hui nos objets du quotidien.

En 1955, alors que le Whirlwind prenait la place d'un immeuble et consommait autant d'électricité qu'une petite ville, le transistor était un composant nouveau, certes fascinant, mais dont on ne connaissait pas la résistance dans le temps et, de toute façon, encore instable. Le MIT, qui venait de terminer le Whirlwind, a décidé de tester cette innovation en l'utilisant pour l'électronique autour de la mémoire en tore de ferrite. Constatant que l'ensemble fonctionnait très bien et consommait considérablement moins que les tubes, la construction d'un ordinateur a été décidé.

1. Le TX-0, premier ordinateur à transistor

Le TX-0 a été conçu en 1955 au Lincoln Laboratories afin de tester l'intérêt de créer des circuits logiques avec des transistors. Les transistors n'avaient alors pas dix ans et le modèle à jonction venait d'être découvert en 1951. Celui-ci était encore très instable, lent et sensible à la température (les premiers modèles baignaient dans de...

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 95% à découvrir.
S'abonner à Connect
  • Accédez à tous les contenus de Connect en illimité
  • Découvrez chaque semaine un nouvel article premium
  • Consultez les nouveaux articles en avant-première
Je m'abonne


Article rédigé par

Par le(s) même(s) auteur(s)

L'invention de l'interface graphique

Magazine
Marque
GNU/Linux Magazine
Numéro
183
Mois de parution
juin 2015
Spécialité(s)
Résumé
Durant presque trois décennies, l'interface la plus avancée que les utilisateurs pouvaient connaître était un ancêtre de notre cher terminal, mais avec un rouleau de papier à la place d'un écran. On a vu que la surprise, la technique et la bidouille ont été à l'origine de beaucoup de concepts aujourd'hui complètement intégrés. Les interfaces graphiques sont, elles, nées d'une profonde réflexion philosophique apparue avec la seconde révolution industrielle. L'invention des interfaces graphiques est aussi indissociable de l'émergence d'un concept majeur aujourd'hui : la programmation orientée objet.

Le premier ordinateur à circuit intégré est allé sur la Lune

Magazine
Marque
GNU/Linux Magazine
Numéro
181
Mois de parution
avril 2015
Spécialité(s)
Résumé
À l'orée des années 1960, l'informatique est encore une technologie très chère, difficile d'accès et exigeant des moyens que seules de grosses structures peuvent s'offrir. Le besoin de miniaturiser n'était pas forcément impérieux, la taille justifiant les marges de sociétés comme IBM. Le programme d'exploration lunaire Apollo va changer la donne en exigeant une forte miniaturisation et en finançant de fait la R&D sur les circuits intégrés, lançant l'industrie informatique vers une puissance de calcul sans cesse décuplée.

Le projet Whirlwind : naissance de l’informatique industrielle moderne

Magazine
Marque
GNU/Linux Magazine
Numéro
179
Mois de parution
février 2015
Spécialité(s)
Résumé
À la fin de la guerre, l'architecture von Neumann se diffuse dans le monde universitaire. Cette architecture va être reprise pour créer un ordinateur à la source d'une longue lignée de machine, les PDP sur lesquels seront conçus – entre autres – C et UNIX...

Les derniers articles Premiums

Les derniers articles Premium

Du graphisme dans un terminal ? Oui, avec sixel

Magazine
Marque
Contenu Premium
Spécialité(s)
Résumé

On le voit de plus en plus, les outils en ligne de commandes s'étoffent peu à peu d'éléments graphiques sous la forme d'émojis UTF8. Plus qu'une simple décoration, cette pointe de « graphisme » dans un monde de texte apporte réellement un plus en termes d'expérience utilisateur et véhicule, de façon condensée, des informations utiles. Pour autant, cette façon de sortir du cadre purement textuel d'un terminal n'est en rien une nouveauté. Pour preuve, fin des années 80 DEC introduisait le VT340 supportant des graphismes en couleurs, et cette compatibilité existe toujours...

Game & Watch : utilisons judicieusement la mémoire

Magazine
Marque
Contenu Premium
Spécialité(s)
Résumé

Au terme de l'article précédent [1] concernant la transformation de la console Nintendo Game & Watch en plateforme de développement, nous nous sommes heurtés à un problème : les 128 Ko de flash intégrés au microcontrôleur STM32 sont une ressource précieuse, car en quantité réduite. Mais heureusement pour nous, le STM32H7B0 dispose d'une mémoire vive de taille conséquente (~ 1,2 Mo) et se trouve être connecté à une flash externe QSPI offrant autant d'espace. Pour pouvoir développer des codes plus étoffés, nous devons apprendre à utiliser ces deux ressources.

Abonnez-vous maintenant

et profitez de tous les contenus en illimité

Je découvre les offres

Déjà abonné ? Connectez-vous