Introduction au fuzzing : principes et enjeux

Magazine
Marque
MISC
Numéro
39
Mois de parution
septembre 2008
Domaines


Résumé

La recherche de vulnérabilités par techniques de fuzzing est devenue extrêmement populaire. Trouver des vulnérabilités avec des techniques qui peuvent être triviales – et donc à moindres coûts – est à la fois séduisant et effrayant. Bien qu'il soit utopique de penser que le fuzzing est une technique miracle, il faut avouer qu'elle reste néanmoins pertinente dans de nombreux cas et en particulier lors de tests en boite noire. Nous décrirons dans cet article les principales techniques utilisées dans le domaine du fuzzing et tenterons d'étayer ce que le fuzzing peut apporter.


1. Introduction

1.1 Historique

Le fuzzing – qui est la contraction de « fuzz »et de « testing » – est un terme issu des travaux de Barton Miller lorsqu'il faisait tester des applications Unix à ses étudiants [BARTON]. Ses travaux, qui datent de 1989, ont montré que de nombreuses failles de sécurité pouvaient être découvertes par des techniques simples d'injection de fautes. Pour notre culture, l'origine même du mot « fuzz » provient du bruit émis par des caractères aléatoires sur une ligne téléphonique [FUZZ]. Aujourd'hui, le fuzzing fait partie de l'arsenal classique du chercheur de failles de sécurité.

1.2 Définitions

Parmi de très nombreuses définitions du fuzzing, nous avons choisi de retenir les trois suivantes :

- Wikipédia : Le fuzzing est une technique pour tester des logiciels. L'idée est d'injecter des données aléatoires dans les entrées d'un programme. Si le programme échoue (par exemple en crashant ou en générant une...

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 97% à découvrir.
à partir de 21,65€ HT/mois/lecteur pour un accès 5 lecteurs à toute la plateforme
J'en profite


Articles qui pourraient vous intéresser...

Découverte de la puce Titan M a.k.a Citadel

Magazine
Marque
MISC
Numéro
114
Mois de parution
mars 2021
Domaines
Résumé

La puce Titan M ou Citadel est une puce sécurisée sur laquelle repose en grande partie la sécurité des terminaux Android de Google, la gamme Pixel. Dans cet article, nous détaillerons le fonctionnement interne et les usages de ce composant pour lequel peu d’information publique est disponible à ce jour. Nous donnerons également plusieurs pistes pour aider le rétro-ingénieur à travailler sur ce projet.

Les protections des Secure Elements contre les attaques physiques

Magazine
Marque
MISC
Numéro
114
Mois de parution
mars 2021
Domaines
Résumé

Écrire du code sécurisé sans bug ni vulnérabilité n’est pas suffisant pour protéger un système contre des attaques matérielles. Les circuits sécurisés, ou Secure Elements, sont de vraies forteresses numériques capables de résister à des attaques évoluées, qui requièrent parfois des moyens colossaux. Que se cache-t-il derrière ces petites puces ?

Introduction à QBDI et ses bindings Python

Magazine
Marque
MISC
Numéro
109
Mois de parution
mai 2020
Domaines
Résumé

Le présent article traite de l'outil d'instrumentation dynamique QBDI. C'est un framework de DBI (Dynamic Binary Instrumentation), comparable à d'autres projets publics tels qu’Intel PIN, Valgrind ou encore DynamoRIO. Avant d'entrer dans le vif du sujet, quelques rappels peuvent s'avérer nécessaires…

Se protéger de la rétro-ingénierie matérielle

Magazine
Marque
Hackable
Numéro
33
Mois de parution
avril 2020
Domaines
Résumé

En 2008, la rétro-ingénierie matérielle fut mise sur le devant de la scène par deux chercheurs allemands [14] qui réussirent à casser l'algorithme cryptographique propriétaire Crypto-1 de NXP (Philips), uniquement à l'aide de la rétro-ingénierie matérielle d'une puce de silicium. Cet algorithme était alors utilisé dans les puces RFID Mifare Classic qui étaient elles-mêmes utilisées massivement dans des cartes de métro ou de parking, voire dans des cartes d'accès.

Le coût de la rétro-ingénierie du silicium

Magazine
Marque
Hackable
Numéro
32
Mois de parution
janvier 2020
Domaines
Résumé

La rétro-ingénierie matérielle est une pratique qui a longtemps été réservée aux états et aux industriels, et ce, en grande partie à cause des coûts engendrés. Cependant aujourd'hui, chaque personne ayant un bagage technique suffisant peut pratiquer cet art sans avoir à dépenser des sommes astronomiques, on peut alors précisément se poser la question du coût matériel pour différentes configurations. Je vais vous présenter différents ensembles de matériels selon leurs coûts, que nous ferons correspondre à différents niveaux d'expertise en laboratoire. Cet article s'adresse donc autant aux amateurs néophytes, désireux d'acquérir la capacité de pratiquer la rétro-ingénierie matérielle, qu'aux universités voulant lancer un laboratoire dans ce domaine. Nous n'aborderons ici qu'un seul type d'attaque, celle par analyse de puces de silicium. Pour les autres types d'attaques, vous aurez généralement une seule méthode disponible et donc un seul type de matériel ou de machine, ce qui rend la chose trop spécifique pour être abordé ici.