Quelle confiance accorder aux Trusted Platforms ? (Partie 1)

Magazine
Marque
MISC
Numéro
45
Mois de parution
septembre 2009
Spécialité(s)


Résumé

Combien de temps pourrait résister votre machine face à un attaquant qui a un accès physique à celle-ci ? Le problème est d'autant plus d'actualité que les ordinateurs deviennent de plus en plus mobiles et nous suivent quasiment dans tous nos déplacements. La possibilité d'un vol ou même simplement d'un accès ponctuel est grande. Quant aux informations qu'ils contiennent, surtout lorsqu'il s'agit de nos ordinateurs de travail, leur criticité n'est plus à démontrer.Sur la plupart des machines, démarrer via un token USB, puis monter les disques chiffrés offre une sécurité relativement raisonnable. Encore faut-il avoir suffisamment confiance en l'utilisateur pour qu'il n'installe pas (même par inadvertance) de malwares (et particulièrement des bootkits1), faisant ainsi entrer le loup dans la bergerie.Les normes du « Trusted Computing Group » (TCG) introduisent la notion d'ordinateur de confiance, jetant les bases d'un ensemble de mesures matérielles et logicielles visant à protéger les données de votre machine contre des attaques non seulement logiques mais aussi physiques, allant même jusqu'à se défendre contre l'utilisateur lui-même lorsque celui-ci risque d'en compromettre la sécurité.Tout repose sur des puces spécifiques appelées « Trusted Platform Modules » (TPM) directement installées sur la carte-mère de l'ordinateur. Elles ont été normalisées par le TCG, puis mises en production par un certain nombre de fondeurs (ATMEL, Broadcom, Infineon, Intel, NSC...) et proposent un ensemble de services sur lequel on peut espérer construire une sécurité robuste.Cet article traite des puces TPM [3,8], de leurs capacités et de quelques logiciels de base qui permettent d'en tester le fonctionnement.


1. L'ordinateur de confiance

La notion d'ordinateur de confiance fut introduite en 1999 par le consortium TCPA (Trusted Computing Platform Alliance) formé par Intel, Microsoft, HP, Compaq et IBM, en vue de répondre à des problèmes de DRM (Digital Rights Managment). À l'époque, l'ordinateur de confiance s'identifiait presque exclusivement à la notion d'ordinateur verrouillé, où un utilisateur accédait à une plate-forme matérielle sous la surveillance distante d'un propriétaire. Le but du propriétaire étant d'empêcher l'utilisateur de modifier les composants logiciels de la plate-forme matérielle d'une quelconque façon. Cette approche du problème, majoritairement poussée par Microsoft fut vertement critiquée par la communauté et rejetée en masse par les utilisateurs2, pas forcément en connaissance de cause, car on prêtait souvent à ces puces, nommées alors Palladium, des propriétés qu'elles n'avaient pas.

Début 2002, à la vue de la polémique...

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 97% à découvrir.
S'abonner à Connect
  • Accédez à tous les contenus de Connect en illimité
  • Découvrez des listes de lecture et des contenus Premium
  • Consultez les nouveaux articles en avant-première
Je m'abonne


Article rédigé par

Les derniers articles Premiums

Les derniers articles Premium

Donnez une autre dimension à vos logs avec Vector

Magazine
Marque
Contenu Premium
Spécialité(s)
Résumé

Avoir des informations précises et détaillées sur ce qu’il se passe dans une infrastructure, et sur les applications qu'elle héberge est un enjeu critique pour votre business. Cependant, ça demande du temps, temps qu'on préfère parfois se réserver pour d'autres tâches jugées plus prioritaires. Mais qu'un système plante, qu'une application perde les pédales ou qu'une faille de sécurité soit découverte et c'est la panique à bord ! Alors je vous le demande, qui voudrait rester aveugle quand l'observabilité a tout à vous offrir ?

Du graphisme dans un terminal ? Oui, avec sixel

Magazine
Marque
Contenu Premium
Spécialité(s)
Résumé

On le voit de plus en plus, les outils en ligne de commandes s'étoffent peu à peu d'éléments graphiques sous la forme d'émojis UTF8. Plus qu'une simple décoration, cette pointe de « graphisme » dans un monde de texte apporte réellement un plus en termes d'expérience utilisateur et véhicule, de façon condensée, des informations utiles. Pour autant, cette façon de sortir du cadre purement textuel d'un terminal n'est en rien une nouveauté. Pour preuve, fin des années 80 DEC introduisait le VT340 supportant des graphismes en couleurs, et cette compatibilité existe toujours...

Game & Watch : utilisons judicieusement la mémoire

Magazine
Marque
Contenu Premium
Spécialité(s)
Résumé

Au terme de l'article précédent [1] concernant la transformation de la console Nintendo Game & Watch en plateforme de développement, nous nous sommes heurtés à un problème : les 128 Ko de flash intégrés au microcontrôleur STM32 sont une ressource précieuse, car en quantité réduite. Mais heureusement pour nous, le STM32H7B0 dispose d'une mémoire vive de taille conséquente (~ 1,2 Mo) et se trouve être connecté à une flash externe QSPI offrant autant d'espace. Pour pouvoir développer des codes plus étoffés, nous devons apprendre à utiliser ces deux ressources.

Les listes de lecture

11 article(s) - ajoutée le 01/07/2020
Clé de voûte d'une infrastructure Windows, Active Directory est l'une des cibles les plus appréciées des attaquants. Les articles regroupés dans cette liste vous permettront de découvrir l'état de la menace, les attaques et, bien sûr, les contre-mesures.
8 article(s) - ajoutée le 13/10/2020
Découvrez les méthodologies d'analyse de la sécurité des terminaux mobiles au travers d'exemples concrets sur Android et iOS.
10 article(s) - ajoutée le 13/10/2020
Vous retrouverez ici un ensemble d'articles sur les usages contemporains de la cryptographie (whitebox, courbes elliptiques, embarqué, post-quantique), qu'il s'agisse de rechercher des vulnérabilités ou simplement comprendre les fondamentaux du domaine.
Voir les 55 listes de lecture

Abonnez-vous maintenant

et profitez de tous les contenus en illimité

Je découvre les offres

Déjà abonné ? Connectez-vous