Les articles de Ventre Daniel

Le piratage de logiciels dans le monde

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Numéro
101
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Mois de parution
janvier 2019
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Domaines
Résumé
Depuis plus de quarante ans, le piratage de logiciels demeure un phénomène planétaire, que rien ne semble véritablement pouvoir enrayer. Cet article s’intéresse à l’évolution du piratage de logiciels dans le monde, plus particulièrement au cours de la dernière décennie (2007-2017). Pour alimenter notre étude, nous nous appuyons sur les séries statistiques produites par la BSA et sur un ensemble de rapports et d’études publiés tout au long de la période. Dans un premier chapitre, nous rappelons les principaux enjeux du piratage (économiques, juridiques). Puis nous mettons en évidence quelques caractéristiques de l’évolution du piratage dans le monde, telles qu’elles émergent des séries statistiques de la BSA. Enfin, dans la troisième partie de l’article, nous formulons quelques constats et hypothèses sur les déterminants du piratage et les caractéristiques de son évolution. Des résultats significatifs sont-ils obtenus par les acteurs de la lutte contre le piratage ? Le développement de l’arsenal juridique et le durcissement des sanctions prononcées contre les contrefacteurs sont-ils vraiment de nature à impacter l’évolution du phénomène ?

La surface d’attaque : son utilité, ses limites, ses nouveaux défis

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Numéro
98
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Mois de parution
juillet 2018
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Domaines
Résumé
La surface d’attaque est une notion essentielle en cybersécurité. Nous proposons dans cet article un rappel des divers éléments de sa définition (partie 1), puis formulons quelques hypothèses relatives à l’objectif de réduction de la surface d’attaque, qui se heurte à plusieurs difficultés (partie 2). Enfin, dans une visée plus prospective, nous interrogeons-nous sur les effets potentiels de l’intelligence artificielle sur la définition de la surface d’attaque (partie 3).

Les CERT, acteurs de la cybersécurité internationale

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Numéro
95
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Mois de parution
janvier 2018
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Domaines
Résumé
Le premier CERT est né du constat d’un besoin de coordination entre les acteurs chargés de réagir aux cyber-incidents. Le FIRST, traduisant la nécessité d’élargir cette coordination à l’international, fut créé en 1990 afin d’offrir à la communauté de CERT naissante les moyens d’échange, de partage, susceptibles de conférer plus d’efficacité à leurs missions. Aujourd’hui, CERT de la première heure et organisations récemment créées, trouvent dans les outils de coordination internationale des espaces de rencontre, des moyens d’échange de données et offrent aussi aux nouveaux entrants des ressources (expérience, parfois financements). Depuis le début des années 90, le paysage des CERT a considérablement évolué. Se sont multipliées notamment les initiatives de coordination internationale dont l’observation permet de s’interroger sur les modalités conditionnant des relations efficaces, et de constater des freins à leur expansion.

Reverse Engineering : ce que le droit autorise et interdit

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Numéro
92
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Mois de parution
juillet 2017
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Domaines
Résumé
La pratique du reverse engineering est à la fois attrayante, utile, nécessaire, elle contribue en divers domaines au progrès, à la connaissance, à l’industrie. Elle suscite également des polémiques : le reverse engineering est-il une atteinte aux droits des auteurs ou des inventeurs ?S’opposent ainsi autour de la légalité du reverse engineering de logiciels, d’un côté ceux qui le mettent en œuvre, de l’autre ceux qui comme les auteurs, développeurs, éditeurs, veulent défendre des droits qu’ils peuvent estimer bafoués par cette méthode. Tout n’est pas autorisé, tout n’est pas interdit non plus. Le droit a posé ses règles, en France, mais comme nous le verrons également en Europe ou aux États-Unis, pour ne prendre que quelques exemples, qui veillent à garantir les droits des auteurs, développeurs et distributeurs de logiciels, tout en maintenant des droits aux utilisateurs.

Villes intelligentes et questions de droit

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Numéro
92
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Mois de parution
juillet 2017
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Domaines
Résumé
Les villes intelligentes mobilisent les technologies de pointe pour créer des cités high-tech assurant une qualité de cadre de vie optimale. Elles se caractérisent par l’intégration de systèmes, par le déploiement de quantités impressionnantes de capteurs et de calculateurs, pour mesurer, évaluer, optimiser le fonctionnement des transports, de la sécurité, de l’éducation, de la consommation énergétique, ou encore de l’administration, de la santé. L’informatisation de la société et des secteurs-clés n’est certes pas nouvelle. Mais l’intégration des systèmes tout d’abord, puis la concentration de ces technologies dans des espaces encore relativement réduits, créent des conditions particulières qui soulèvent déjà nombre de questions d’ordre juridique : comment vivront les citoyens dans ces environnements dont les technologies sont appelées à réguler non seulement les systèmes, services et applications, mais également, de fait, leur quotidien ? Quel sort sera réservé aux données, notamment personnelles ? Qu’adviendra-t-il des libertés individuelles dans des milieux bardés de capteurs, de caméras, qui permettent de suivre les individus en tous lieux et tous instants ? Mais encore, qui gèrera, qui gouvernera, décidera ou possèdera : comment s’organisera le partenariat public-privé ?

L’Internet des objets et le droit

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HS n°
Numéro
15
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Mois de parution
juin 2017
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Domaines
Résumé

S’accorder sur une définition de l’Internet des objets est un préalable indispensable, car de celle-ci découlera l’identification des questions de droit qui doivent lui être appliquées. Nous discutons donc dans un premier chapitre quelques définitions de l’Internet des Objets (IdO), puis recensons, à la lumière de l’actualité récente (incidents) et des débats en cours tant aux niveaux nationaux que des institutions internationales (UE notamment) les principaux points de droit que soulève la mise en œuvre de l’IdO. Les définitions de l’Internet des objets montrent toute l’étendue de la gamme à la fois des technologies anciennes et nouvelles qu’il peut mobiliser, que des usages, des contextes d’application et des acteurs impliqués. Il n’est donc guère envisageable de préciser les contours d’un droit unique de l’Internet des objets. La troisième partie de l’article se focalise sur les enjeux liés à la donnée et à la protection de la vie privée.

Les messageries sécurisées : enjeux sociétaux

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Numéro
91
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Mois de parution
mai 2017
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Domaines
Résumé
La messagerie sécurisée permet de maintenir le caractère privé, confidentiel, secret des correspondances. On parle aussi de messagerie chiffrée [1]. La distinction sécurisée/privée peut être décrite ainsi : un message sécurisé est celui que seul reçoit le destinataire indiqué ; le message chiffré celui qui ne peut être lu que par le destinataire désigné [2]. La messagerie sécurisée est parfois présentée comme un outil essentiel pour les activistes, les citoyens qui s’opposent à des régimes totalitaires, comme un instrument d’opposition politique. Échapper à une surveillance étatique jugée intrusive [3], attentatoire aux libertés des individus, n’est toutefois pas la seule finalité des messageries sécurisées. Elles ont plus généralement pour objet de protéger les échanges (e-mail, chat, etc.) contre toutes sortes de regards indiscrets, de tiers non autorisés, et plus généralement de protéger la vie privée et les activités professionnelles. Tout un chacun peut en effet avoir des données à protéger des regards indiscrets : données personnelles, de santé, fiscales ; données classifiées, pour les armées ; données contractuelles pour les entreprises, etc. La sécurisation des échanges répond à ces impératifs particuliers. Les révélations d’Edward Snowden relatives aux pratiques des États en matière de cybersurveillance sont, sans nul doute, en grande partie responsables de nouvelles attentes, qu’une offre relativement pléthorique et en perpétuelle évolution tente de satisfaire.

APT et questions juridiques

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Numéro
80
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Mois de parution
juillet 2015
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Domaines
Résumé
Paradoxalement, au regard de l’importance acquise aujourd’hui par les APT dans le monde de la sécurité, la littérature sur ce phénomène semble faire peu de cas de ses enjeux juridiques. Quelques articles que nous trouvons au gré de recherches sur le net évoquent bien en quelques mots l’existence d’une problématique juridique, mais la plupart l’effleurent davantage que ne la développent. L’accent est la plupart du temps mis sur les aspects techniques, sur les briques constitutives d’une APT, sur les méthodes ou processus visant à se prémunir de ce type de menace, voire sur la définition d’une typologie des acteurs (cibles, attaquants). Dans cet article, nous essaierons de définir le cadre juridique de l’APT, et verrons que pour cela il nous faut revenir, rapidement, sur l’histoire de cette notion, ses multiples manifestations, ses diverses composantes, avant d’aller chercher dans les corpus juridiques existants des outils applicables, et d’en discuter les limites.

Quelques enjeux de l’Internet des Objets

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Numéro
75
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Mois de parution
septembre 2014
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Domaines
Résumé
Mark Weiser formulait l’idée de connecter les objets entre eux au tout début des années 1990 [1]. La paternité de l’expression « Internet des objets » est attribuée à Kevin Ashton (1999). Mais ce n’est qu’aux alentours de 2005-2010 que le concept émerge véritablement : l’industrie a investi la question, d’importants efforts de RD sont consentis, parfois promus et soutenus par les États qui voient dans cette nouvelle vague technologique la promesse d’une relance de l’activité économique [2], mais aussi une nouvelle façon d’imaginer la société du futur. Au-delà des définitions du concept et des applications proposées, dont le spectre paraît sans limites (§1), l’internet des objets est devenu un enjeu de puissance (Qui maîtrisera les normes/standards ? Qui dominera les marchés ?) (§2). Il pose également de nombreuses questions en termes de sécurité, dont les réponses relèvent des domaines techniques et juridiques (§3).

Iran : stratégies pour une utilisation politique du cyberespace

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Numéro
68
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Mois de parution
juillet 2013
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Domaines
Résumé
L’actualité du cyberespace s’est tournée vers l’Iran à plusieurs reprises ces dernières années : en 2009, lors de la vague de protestations populaires au cours de laquelle les manifestants firent usage des réseaux sociaux pour interpeller l’opinion internationale, tout comme le feront les acteurs du printemps arabe après eux ; plus récemment avec l’affaire Stuxnet, qui est sans doute, avec les attaques contre l’Estonie de 2007, l’un des jalons majeurs de l’histoire des cyberattaques visant des États, en raison de son impact sur la réflexion juridique et plus largement sur l’analyse des enjeux de cybersécurité et cyberdéfense à l’échelle internationale.Dans une première partie, nous observerons les caractéristiques du cyberespace iranien dont la configuration dépend essentiellement des décisions du pouvoir politique.La seconde partie traitera de la dimension internationale de la gestion du cyberespace par l’Iran, qui en a fait l’un de ses vecteurs d’affrontement avec les États-Unis et Israël notamment, ayant choisi pour cela de se doter d’une cyberdéfense aux capacités significatives, en mesure de résister à de plus grandes puissances. Les événements récents qui impliquent l’Iran ainsi que sa posture de défense et sa stratégie de cybersécurité soulèvent des questions d’ordre théorique : qu’est-ce qu’une attaque et un acte de guerre dans le cyberespace ? Est-il possible de définir et construire un espace national dans le cyberespace, d’y affirmer sa souveraineté ?