Interview de Luke Kanies

Magazine
Marque
GNU/Linux Magazine
Numéro
112
Mois de parution
janvier 2009


Résumé

Entretien avec Luke Kanies, développeur principal de Puppet.


Body

 

luke_kanies_portrait

GLMF : Bonjour, Pouvez vous vous présenter rapidement ?

Luke Kanies : Mon nom est Luke Kanies, je suis le développeur principal de Puppet. J'ai été administrateur Unix professionnel pendant sept ans avant de me tourner vers le conseil et le développement d'outils. Je suis mon propre employeur depuis 2002. Puppet est la dernière application d'une longue liste d'outils que j'ai écrits, modifiés et utilisés ; bien sûr, je suis convaincu de sa supériorité :)

GLMF : Il existe déjà des outils de gestion de configuration, alors pourquoi écrire Puppet ? En quoi Puppet est il différent des autres ?

L. K. : Lorsque j'ai créé Puppet, j'avais pour motivations le désir d'une communauté plus large, plus ouverte que celle des autres outils que j'avais vus, mais aussi la volonté de ne pas avoir à m'occuper des parties « bas niveau » comme tant d'autres le font. C'est pourquoi Puppet fournit ce niveau d'abstraction des ressources : vous gérez des utilisateurs, des groupes, des paquets ou des services sans avoir à vous préoccuper des formats de fichiers ou de leur emplacement.

Cette couche d'abstraction est cruciale pour deux raisons. D'une part, elle vous place au-dessus des détails du bas niveau donc vous en faites plus avec moins de code. D'autre part, elle nous permet de créer des types de ressources inter-plateformes. Ainsi, le concept d'« utilisateur » est le même sous Debian, sous Mac OS X, sous Solaris ou sous bien d'autres systèmes.

Au-delà de ces différences principales, le langage de Puppet a beaucoup de fonctionnalités simples qui le différencient des autres, comme une meilleure prise en charge des différentes plateformes. L'architecture globale de Puppet a des aspects qui la distinguent grandement, comme l'utilisation de Facter pour renvoyer les informations des clients dans le compilateur.

GLMF : Quels sont les prochaines améliorations et prochains développements prévus dans Puppet ?

L. K. : Notre tâche principale en ce moment est une refactorisation significative des procédures réseau internes. Le changement le plus important est le passage à une interface de type REST pour les communications. Nous en profitons aussi pour rendre Puppet plus facile à étendre et à intégrer à d'autres programmes. Cela devrait avoir un énorme impact sur la facilité à transmettre et à recevoir des informations vers et depuis Puppet.

Nous nous concentrons également sur la stabilité et la maintenabilité. Nous sommes au milieu de la transition vers des tests unitaires plus simples et plus efficaces. Nous sommes en train de mettre en place un système de compilation automatisée pour que la communauté puisse nous avertir quand des tests échouent sur n'importe quelle plateforme prise en charge et nous remplaçons de larges portions de code avec du code mieux écrit et plus maintenable.

Ce sont les principaux objectifs de ce qui est actuellement appelé la « release 0.25 ». Une fois qu'elle sera sortie, nous nous appliquerons à étendre le langage et à ajouter des fonctionnalités rendues possibles par la refactorisation réseau que nous sommes en train d'effectuer. L'équipe de développement est encore plutôt réduite, ce qui nous limite dans nos prévisions.

 



Article rédigé par

Par le(s) même(s) auteur(s)

Puppet II, le retour de la poupée

Magazine
Marque
GNU/Linux Magazine
Numéro
126
Mois de parution
avril 2010
Résumé
Dans le numéro 112 du magazine, nous vous avons fait découvrir le gestionnaire de configuration Puppet destiné à simplifier et embellir la vie du sysadmin. Nous poursuivons ici notre voyage de marionnettiste en explorant de nouvelles contrées et en essayant toujours et encore de tirer le meilleur de ce superbe outil.

Les sysadmins jouent à la poupée

Magazine
Marque
GNU/Linux Magazine
Numéro
112
Mois de parution
janvier 2009
Résumé
Qui n’a jamais rêvé d’automatiser son travail ? Personne sans doute et encore moins un sysadmin pour qui le temps, plus que l’argent, est tout simplement une denrée éternellement rare. Plusieurs solutions d’automatisation de l’administration d’un parc de machines/serveurs existent. Voici un retour d’expérience des plus concrètes qui, je l’espère, saura vous montrer qu’il est possible de simplifier son travail de sysadmin efficacement et sans peine.

Les derniers articles Premiums

Les derniers articles Premium

Les nouvelles menaces liées à l’intelligence artificielle

Magazine
Marque
Contenu Premium
Spécialité(s)
Résumé

Sommes-nous proches de la singularité technologique ? Peu probable. Même si l’intelligence artificielle a fait un bond ces dernières années (elle est étudiée depuis des dizaines d’années), nous sommes loin d’en perdre le contrôle. Et pourtant, une partie de l’utilisation de l’intelligence artificielle échappe aux analystes. Eh oui ! Comme tout système, elle est utilisée par des acteurs malveillants essayant d’en tirer profit pécuniairement. Cet article met en exergue quelques-unes des applications de l’intelligence artificielle par des acteurs malveillants et décrit succinctement comment parer à leurs attaques.

Migration d’une collection Ansible à l’aide de fqcn_migration

Magazine
Marque
Contenu Premium
Spécialité(s)
Résumé

Distribuer du contenu Ansible réutilisable (rôle, playbooks) par l’intermédiaire d’une collection est devenu le standard dans l’écosystème de l’outil d’automatisation. Pour éviter tout conflit de noms, ces collections sont caractérisées par un nom unique, formé d’une espace de nom, qui peut-être employé par plusieurs collections (tel qu'ansible ou community) et d’un nom plus spécifique à la fonction de la collection en elle-même. Cependant, il arrive parfois qu’il faille migrer une collection d’un espace de noms à un autre, par exemple une collection personnelle ou communautaire qui passe à un espace de noms plus connus ou certifiés. De même, le nom même de la collection peut être amené à changer, si elle dépasse son périmètre d’origine ou que le produit qu’elle concerne est lui-même renommé.

Mise en place d'Overleaf Community pour l’écriture collaborative au sein de votre équipe

Magazine
Marque
Contenu Premium
Spécialité(s)
Résumé

Si vous utilisez LaTeX pour vos documents, vous connaissez vraisemblablement Overleaf qui vous permet de rédiger de manière collaborative depuis n’importe quel poste informatique connecté à Internet. Cependant, la version gratuite en ligne souffre de quelques limitations et le stockage de vos projets est externalisé chez l’éditeur du logiciel. Si vous désirez maîtriser vos données et avoir une installation locale de ce bel outil, cet article est fait pour vous.

Abonnez-vous maintenant

et profitez de tous les contenus en illimité

Je découvre les offres

Déjà abonné ? Connectez-vous