Le microcontrôleur STM32 : un cœur ARM Cortex-M3

Magazine
Marque
GNU/Linux Magazine
Numéro
148
Mois de parution
avril 2012


Résumé

Au sein de la gamme des cœurs de processeurs proposés par ARM, le Cortex-M3, opérant sur des registres de 32 bits, fournit un compromis entre une puissance de calcul appréciable et une consommation réduite qui, sans atteindre les performances du MSP430 (16 bits), propose néanmoins des modes de veille en vue de réduire la consommation moyenne d’une application. Bien que les nombreux périphériques disponibles ainsi que l’énorme quantité de mémoire associée à ce processeur puissent justifier l’utilisation de bibliothèques dont une implémentation libre est disponible sous le nom de libopencm3, nous verrons qu’il est possible d’appréhender un certain nombre de ces périphériques pour en faire un usage optimal en accédant directement aux registres qui en contrôlent l’accès. Le cœur M3 est décliné par de nombreux fondeurs : nous nous focaliserons ici sur l’implémentation de ST Microelectronics sous le nom de STM32F1 (dans la suite, le microcontrôleur sera nommé simplement STM32 car la plupart des applications sont portables sur les autres modèles).


1. Introduction

La famille des microprocesseurs STM32 de ST Microelectronics fournit une vaste gamme de périphériques autour d’un cœur d’ARM Cortex-M3 [CortexM3], allant du simple GPIO (port d’entrée-sortie généraliste) et interface de communication série synchrone (SPI) ou asynchrone (RS232) aux interfaces aussi complexes que l’USB, Ethernet ou HDMI. Un point remarquable est qu’un certain nombre de ces processeurs possèdent deux convertisseurs analogiques-numériques, permettant un échantillonnage simultané de deux grandeurs analogiques. Cadencé sur un résonateur interne ou sur un quartz externe haute fréquence 8 MHz (multiplié en interne au maximum à 72 MHz), ce processeur est compatible pour des applications faible consommation (section 9) avec un mode veille dont le réveil s’obtient par une condition sur une horloge interne ou une interruption externe. La multiplicité des horloges et leur utilisation pour cadencer les divers périphériques est...

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 98% à découvrir.
S'abonner à Connect
  • Accédez à tous les contenus de Connect en illimité
  • Découvrez des listes de lecture et des contenus Premium
  • Consultez les nouveaux articles en avant-première
Je m'abonne


Article rédigé par

Par le(s) même(s) auteur(s)

Synchronisation d’ordinateurs par réseau informatique pour la datation sous GNU/Linux : NTP, PTP et GPS sur Raspberry Pi Compute Module 4

Magazine
Marque
Hackable
Numéro
51
Mois de parution
novembre 2023
Spécialité(s)
Résumé

Nombre d’outils, à commencer par make, s’appuient sur la date d’accès aux fichiers pour décider de leur obsolescence. Dans le cadre d’intercomparaisons d’horloges, nous effectuons des acquisitions par radio logicielle sur divers sites géographiquement distincts et nous nous interrogeons sur la date d’acquisition avec une résolution aussi élevée que possible. Que veut dire « élevée » et quel niveau de synchronisation pouvons-nous espérer entre deux ordinateurs exécutant GNU/Linux ? Nous conclurons avec la nécessité de corriger l’erreur de l’oscillateur qui cadence le processeur et démontrerons comment quelques composants passifs sur Compute Module 4 permettent d’atteindre ce résultat.

Du domaine temporel au domaine spectral dans 2,5 kB de mémoire : transformée de Fourier rapide sur Atmega32U4 et quelques subtilités du C

Magazine
Marque
Hackable
Numéro
49
Mois de parution
juillet 2023
Spécialité(s)
Résumé

Nous avons exploré diverses implémentations libres de transformées de Fourier discrètes rapides (FFT), mais leur occupation en mémoire reste de la dizaine de kilooctets. Que peut-on faire avec 2,5 kB de mémoire ? La vénérable note d’application 3722 de Maxim IC nous enseigne comment implémenter efficacement une FFT sur microcontrôleur 8-bits et l’arithmétique en virgule fixe, et la notation en complément à deux au passage.

FreeRTOS dans 2,5 KB de RAM sur Atmega32U4

Magazine
Marque
Hackable
Numéro
48
Mois de parution
mai 2023
Spécialité(s)
Résumé

FreeRTOS [1], l’environnement exécutif de Richard Barry plébiscité par Amazon Web Services (AWS), fonctionne sur une plateforme matérielle ou son émulateur munis de seulement 2,5 KB de RAM. La mise en œuvre de FreeRTOS dans aussi peu de ressources fournit une opportunité de plonger dans les détails de l’implémentation de ses fonctions.

Les derniers articles Premiums

Les derniers articles Premium

Générez votre serveur JEE sur-mesure avec Wildfly Glow

Magazine
Marque
Contenu Premium
Spécialité(s)
Résumé

Et, si, en une ligne de commandes, on pouvait reconstruire son serveur JEE pour qu’il soit configuré, sur mesure, pour les besoins des applications qu’il embarque ? Et si on pouvait aller encore plus loin, en distribuant l’ensemble, assemblé sous la forme d’un jar exécutable ? Et si on pouvait même déployer le tout, automatiquement, sur OpenShift ? Grâce à Wildfly Glow [1], c’est possible ! Tout du moins, pour le serveur JEE open source Wildfly [2]. Démonstration dans cet article.

Bénéficiez de statistiques de fréquentations web légères et respectueuses avec Plausible Analytics

Magazine
Marque
Contenu Premium
Spécialité(s)
Résumé

Pour être visible sur le Web, un site est indispensable, cela va de soi. Mais il est impossible d’en évaluer le succès, ni celui de ses améliorations, sans établir de statistiques de fréquentation : combien de visiteurs ? Combien de pages consultées ? Quel temps passé ? Comment savoir si le nouveau design plaît réellement ? Autant de questions auxquelles Plausible se propose de répondre.

Abonnez-vous maintenant

et profitez de tous les contenus en illimité

Je découvre les offres

Déjà abonné ? Connectez-vous