DFIR et CTI, une complémentarité idéale

Magazine
Marque
MISC
HS n°
Numéro
23
Mois de parution
février 2021
Domaines


Résumé

Lorsqu’une entreprise constate que son système d’information a été compromis par une attaque d’envergure et persistante, sa préoccupation première consiste à vouloir déloger les attaquants du système, et le sécuriser afin que l’attaquant ne puisse plus revenir. Cependant, pour mener à bien cette noble mission, il est nécessaire à la fois de procéder à des actions de réponse à incident, de confinement (c’est dans l’air du temps), de remédiation, mais aussi de procéder à des investigations plus poussées sur les attaquants et leur mode opératoire. Cette dernière phase n’est pas systématiquement mise en œuvre lors d’une réponse à incident, soit par manque de maturité ou méconnaissance des responsables de la sécurité de l’entreprise, soit par manque de budget, tout simplement. Pourtant, cette connaissance approfondie de l’attaque et de ses auteurs permet de remédier à l’incident beaucoup plus efficacement et souvent d’anticiper de prochaines attaques.


1. Définitions

La réponse à incidents de sécurité informatique est une discipline complexe qui mêle de nombreux aspects de l’informatique et nécessite de solides connaissances. Une connaissance profonde du fonctionnement de divers systèmes d’exploitation, des différents systèmes de fichiers, des réseaux informatiques, du fonctionnement des malwares, de l’exploitation de vulnérabilités, est nécessaire à une bonne culture de la réponse à incident.

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un incident de sécurité ? Un incident de sécurité consiste en un ou plusieurs évènements de sécurité de l’information indésirables ou inattendus présentant une probabilité forte de compromettre les opérations liées à l’activité de l’organisme et/ou de menacer la sécurité de l’information [1].

D’après le NIST [2], la réponse à incident quant à elle est un processus structuré dont le but est de répondre à un incident de sécurité informatique....

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 95% à découvrir.
à partir de 21,65€ HT/mois/lecteur pour un accès 5 lecteurs à toute la plateforme
J'en profite


Articles qui pourraient vous intéresser...

Collecte d'artefacts en environnement Windows avec DFIR-ORC

Magazine
Marque
MISC
HS n°
Numéro
23
Mois de parution
février 2021
Domaines
Résumé

Dès le début de la réponse à incident se pose la question de la collecte de preuves afin de mener à bien les investigations numériques. Rapidement, les problématiques techniques d'échelle, d'hétérogénéité du parc ou de confidentialité font leur apparition. DFIR-ORC tente d'adresser ces sujets en permettant la capture forensique à un instant T d'une machine Windows.

L’analyse de disques durs

Magazine
Marque
MISC
HS n°
Numéro
23
Mois de parution
février 2021
Domaines
Résumé

L’analyse forensique de disques durs a toujours présenté des défis quotidiens, mais le problème actuel est la taille grandissante des supports de stockage. Quelles conséquences pour les experts et comment s’adapter ?

Traitement de courriels d’hameçonnage avec TheHive & Cortex

Magazine
Marque
MISC
HS n°
Numéro
23
Mois de parution
février 2021
Domaines
Résumé

Face au nombre toujours plus important d'alertes de sécurité à qualifier et d'incidents à traiter, il devient primordial pour un SOC ou une équipe CSIRT de mettre en œuvre des solutions permettant d’identifier les sujets prioritaires. L’actualité de ces derniers mois et l’accroissement du nombre de victimes de rançongiciels met en évidence le besoin de détecter et de réagir au plus vite. Cet article propose de montrer comment intégrer TheHive et Cortex au processus de détection et de réponse pour automatiser un certain nombre de tâches, et donc gagner du temps, toujours précieux dans ces situations.

DFIR : hier, aujourd’hui et demain

Magazine
Marque
MISC
HS n°
Numéro
23
Mois de parution
février 2021
Domaines
Résumé

La réponse aux incidents et son alter ego l’investigation numérique sont des activités plus que trentenaires qui restent ô combien d’actualité – rançongiciels par-ci, APT par-là. Au-delà des (r)évolutions des technologies et des usages – dont le Cloud – leurs fondations ont résisté au temps.