Les objets connectés peuvent-ils être infectés ?

Magazine
Marque
MISC
HS n°
Numéro
15
Mois de parution
juin 2017
Domaines


Résumé

Cassons le suspens immédiatement : oui, ils peuvent l’être.« Quoi ? Il y a un ordinateur là dedans ? Si petits et en plus infectés ? Où va le monde ?! » dirait Madame Michu.« Pfff, ce n’est peut-être pas bien sécurisé, mais arrêtez de vous faire du souci. Dans la pratique, on ne voit jamais de telles attaques. Ha ha. Qui voudrait attaquer votre brosse à dents connectée ou de votre enregistreur vidéo ? » renchérirait un informaticien plus averti.


Dans cet article, nous allons détailler le fonctionnement du tristement célèbre botnet Mirai. Pas de « on dit » ou d’explications génériques : nous plongeons dans le code source du virus (par chance, il est public) et expliquons ce que nous voyons de nos propres yeux dans le code.

Ensuite, nous abordons d’autres virus pour l’IoT, et montrons quelques différences phares entre Mirai et Gafgyt (un de ses prédécesseurs) et IRCBot (contemporain). N’ayant pas le code source à l’appui, l’analyse se fait cette fois le désassembleur à la main.

Si vous suivez la presse informatique, vous avez sans doute entendu parler de Mirai. Mirai, c’est le « fameux » botnet qui a mis hors service https://krebsonsecurity.com/ (13 septembre 2016), puis ciblé le fournisseur français OVH (22 septembre 2016) et enfin le fournisseur DNS Dyn (21 octobre 2016). C’est le premier botnet à être massivement constitué d’objets connectés notamment des caméras sur IP et des...

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 96% à découvrir.
à partir de 21,65€ HT/mois/lecteur pour un accès 5 lecteurs à toute la plateforme
J'en profite


Articles qui pourraient vous intéresser...

La sécurité des communications 5G

Magazine
Marque
MISC
Numéro
115
Mois de parution
mai 2021
Domaines
Résumé

Les réseaux 5G commencent à être déployés dans le monde entier, présentés comme le Graal de la technologie cellulaire. Les évolutions proposées par la 5G concernant la sécurité des communications des abonnés sont réelles ; cependant, la technologie actuellement déployée par les opérateurs ne propose bien souvent aucune de ces améliorations. Regardons de plus près ce qui rendra les communications 5G plus sûres à l’avenir.

Introduction au dossier : Tour d’horizon de la sécurité de la 5G

Magazine
Marque
MISC
Numéro
115
Mois de parution
mai 2021
Domaines
Résumé

Le présent dossier est consacré à un tour d’horizon de la sécurité de la cinquième génération de téléphonie mobile, la fameuse 5G. Au-delà des promesses usuelles avec l’arrivée d’un nouveau réseau, plus de débit, moins de latence, plus de service, on notera également l’avalanche de buzzwords et de polémiques qui a entouré sa promotion. On pourrait aussi se pencher sur les questions politiques et économiques sous-jacentes au déploiement de cette technologie, mais MISC n’a pas encore de corner géopolitique (il faut, pour cela, savoir lire entre les lignes).

Sécurité des infrastructures 5G

Magazine
Marque
MISC
Numéro
115
Mois de parution
mai 2021
Domaines
Résumé

Les réseaux 5G allient encore plus de technologies différentes que les réseaux 4G, ce qui entraîne une complexité de réseau rarement égalée, et donc une sécurité bien difficile à assurer pour les opérateurs comme pour les clients. Malgré les améliorations de sécurité sur le service mobile 5G, il reste de nombreuses manières d’attaquer (et de défendre) les infrastructures 5G de l’opérateur.

Retours d’un hackathon 5G

Magazine
Marque
MISC
Numéro
115
Mois de parution
mai 2021
Domaines
Résumé

Encore insouciant de la crise qui allait frapper le monde fin 2019, un hackathon de 24h a eu lieu à l’université d’Oulu [1] en Finlande afin d’anticiper les attaques sur les futures installations 5G de manière pratique. Nous verrons dans cet article comment il a été possible d’avoir la main sur la quasi-totalité d’un réseau 5G privé comme celui du campus d’Oulu à partir d’une carte USIM et d’un téléphone 5G. Puis, nous verrons d’autres perspectives en termes de tests d’intrusion avec les outils publics actuels.