YesCard, entre mythe et réalité ou un aperçu du système bancaire français

Magazine
Marque
MISC
HS n°
Numéro
2
Mois de parution
novembre 2008
Domaines


Résumé

L'idée de paiement sans argent liquide n'est pas récente : « Chaque fois qu'un Gonda désirait quelque chose de nouveau, des vêtements, des objets, il payait avec sa clé. Il pliait le majeur, enfonçait sa clé dans un emplacement prévu à cet effet et son compte, à l'ordinateur central, était aussitôt diminué de la valeur de la marchandise ou du service demandé. » [1]. Depuis plus de vingt ans, la carte à puce est au cœur du système bancaire. Elle fait l'objet de toutes les attentions de la part des banques et des utilisateurs, mais aussi, voire encore plus, de la part des pirates. La carte à puce en tant que coffre-fort électronique impénétrable était censée apporter le niveau de sécurité élevé requis pour les applications bancaires. Mais il semble que deux lois de base aient été oubliées par les banques, à savoir que le niveau de sécurité d'un système est caractérisé par son maillon le plus faible et qu'un système sécurisé ne résiste pas éternellement aux attaques. Nous allons tenter dans cet article de décrire le rôle de la carte à puce dans le système bancaire français. Nous détaillerons d'abord le premier protocole qui était encore en vigueur il y a quelques années. Nous verrons ensuite les failles de sécurité que ce protocole présentait et comment elles ont été exploitées par les pirates avec notamment les « YesCard ». Enfin, nous étudierons les principales évolutions de sécurité liées en particulier à ces attaques.


Trois types fondamentaux de cartes à puce

1. cartes à mémoire : elles ne disposent pas de capacité de traitement et ne permettent que de stocker des informations, comme les cartes à piste magnétique. Toutefois, elles possèdent plus de mémoire. Elles sont utilisées pour des applications simples, par exemple pour des cartes téléphoniques. Ce genre de carte ne possède pas un degré de sécurité important : les données sont simplement stockées sur la carte et le traitement est fait au niveau du lecteur de carte.

2. cartes à mémoire protégée : les données stockées dans la carte sont protégées contre les accès non autorisés. Certaines zones sont accessibles seulement en lecture ou seulement lors de la personnalisation de la carte. Cette protection peut être effectuée à l'aide d'une logique câblée ou encore d'un code secret.

3. cartes à microprocesseur : contrairement aux cartes à mémoire, elles possèdent un microprocesseur capable de traiter...

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 97% à découvrir.
à partir de 21,65€ HT/mois/lecteur pour un accès 5 lecteurs à toute la plateforme
J'en profite


Articles qui pourraient vous intéresser...

Monter son lab virtuel avec Kali Linux et VulnHub sous VirtualBox

Magazine
Marque
Linux Pratique
HS n°
Numéro
50
Mois de parution
février 2021
Domaines
Résumé

Dans cet article, nous allons mettre en place un virtual lab, un environnement de travail virtuel. Cet environnement vous permettra de créer, exécuter et détruire à volonté des VM vulnérables. Tout ceci sera fait dans un réseau virtuel, que nous allons créer, afin que ces machines vulnérables ne soient pas exposées sur Internet ni même sur votre réseau LAN, et éviter qu’un pirate puisse les retourner contre vous. Votre machine d’attaque sera également une machine virtuelle, sous Kali Linux, afin de ne pas utiliser votre machine de tous les jours pour vous connecter aux machines vulnérables, pour les mêmes raisons de sécurité. Kali Linux sera dans le réseau virtuel protégé pour pouvoir communiquer avec les VM vulnérables, et aura une carte réseau supplémentaire pour pouvoir accéder à Internet, être mise à jour, etc.

Sauvegardez vos données, centralisez vos logs et supervisez votre sécurité

Magazine
Marque
Linux Pratique
HS n°
Numéro
49
Mois de parution
novembre 2020
Domaines
Résumé

Nos serveurs présentent désormais une surface d’attaque réseau maîtrisée et une sécurisation système d’un niveau cohérent avec notre modèle de menaces. De même, le service SSH tournant sur ces serveurs est configuré de manière optimisée. Nous pouvons donc être relativement sereins si nos adversaires sont d’un niveau intermédiaire. Et si malgré toutes ces protections, une attaque comme un rançongiciel réussissait ? Et bien dans ce cas-là, pour l’instant, notre infrastructure serait particulièrement vulnérable. Aucune sauvegarde externalisée. Pas de centralisation des traces. Une supervision sécurité inexistante. Remédions à cette situation afin d’élever le niveau de maturité de la sécurité de notre infrastructure.

Sécurisez votre réseau

Magazine
Marque
Linux Pratique
HS n°
Numéro
49
Mois de parution
novembre 2020
Domaines
Résumé

Maintenant que notre serveur principal est déployé et que nous y avons appliqué un premier niveau de sécurisation système, occupons-nous de sa sécurisation réseau. Nous allons détailler en quoi les attaques réseau sont primordiales dans notre modèle de menace. Comme nous le verrons, l’accès distant est le risque principal qui guette nos serveurs. Nous allons mettre en œuvre une sécurité en profondeur et les mesures de protection réseau en seront une de ses dimensions importantes.

Introduction au dossier : Sécurisez vos serveurs et votre réseau local

Magazine
Marque
Linux Pratique
HS n°
Numéro
49
Mois de parution
novembre 2020
Domaines
Résumé

2020 aura été une année marquante pour nos vies et nos sociétés. Il aura fallu se réinventer, trouver des solutions à des situations exceptionnelles. Dans les entreprises, l'Éducation ou la Santé, la mobilisation des ressources informatiques aura été maximale. Nos infrastructures auront ployé, tangué, parfois presque craqué, mais au final, cela aura tenu.