YesCard, entre mythe et réalité ou un aperçu du système bancaire français

MISC HS n° 002 | novembre 2008 | Marc Eluard - Sylvain Lelievre
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L'idée de paiement sans argent liquide n'est pas récente : « Chaque fois qu'un Gonda désirait quelque chose de nouveau, des vêtements, des objets, il payait avec sa clé. Il pliait le majeur, enfonçait sa clé dans un emplacement prévu à cet effet et son compte, à l'ordinateur central, était aussitôt diminué de la valeur de la marchandise ou du service demandé. » [1]. Depuis plus de vingt ans, la carte à puce est au cœur du système bancaire. Elle fait l'objet de toutes les attentions de la part des banques et des utilisateurs, mais aussi, voire encore plus, de la part des pirates. La carte à puce en tant que coffre-fort électronique impénétrable était censée apporter le niveau de sécurité élevé requis pour les applications bancaires. Mais il semble que deux lois de base aient été oubliées par les banques, à savoir que le niveau de sécurité d'un système est caractérisé par son maillon le plus faible et qu'un système sécurisé ne résiste pas éternellement aux attaques. Nous allons tenter dans cet article de décrire le rôle de la carte à puce dans le système bancaire français. Nous détaillerons d'abord le premier protocole qui était encore en vigueur il y a quelques années. Nous verrons ensuite les failles de sécurité que ce protocole présentait et comment elles ont été exploitées par les pirates avec notamment les « YesCard ». Enfin, nous étudierons les principales évolutions de sécurité liées en particulier à ces attaques.

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