NXP Mifare Classic : une star déchue

Magazine
Marque
MISC
HS n°
Numéro
2
Mois de parution
novembre 2008
Domaines


Résumé

Frénésie, le mot n'est pas trop fort pour décrire l'engouement actuel envers le sans contact. Plus question désormais de se torturer l'esprit pour comprendre le pictogramme décrivant la façon d'insérer une carte à puce dans un lecteur ; il suffit de passer sa carte à proximité de celui-ci et le tour est joué. La star de toutes ces cartes sans contact, la figure de proue du domaine, c’est la NXP Mifare Classic (une icône vendue à plus d’un milliard d'exemplaires). Dans cet article, nous présentons comment elle fut lapidée au printemps 2008, lorsque plusieurs équipes de recherche ont mis au grand jour des failles de sécurité aussi sérieuses qu’impardonnables. La star déchue entraîne dans sa débâcle des millions de systèmes de contrôle d'accès, de billetterie et de porte-monnaie électronique.


C'est en 1994 que Philips Semiconducteurs, devenu aujourd'hui NXP Semiconducteurs, propose « Mifare », une dénomination commerciale qui allait regrouper une large gamme de cartes à puce sans contact. Répondant tous au standard ISO14443, les produits de la gamme Mifare sont généralement considérés comme une technologie RFID (Radio Frequency Identification [5]), à laquelle MISC a consacré un dossier spécial dans son numéro 33.

La « Mifare Classic » est le produit phare de la gamme et présente la particularité d'utiliser un algorithme de chiffrement par flot, propriétaire et tenu secret, CRYPTO1, qui peut être implémenté à moindre coût en logique câblée. Le principe général de la carte Mifare Classic est simple : il s'agit d'une mémoire EEPROM dont l'accès en lecture et en écriture est protégé par un protocole d'authentification de type challenge/réponse reposant sur CRYPTO1. Cet algorithme n'étant pas public, le lecteur doit posséder un ASIC...

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 97% à découvrir.
à partir de 21,65€ HT/mois/lecteur pour un accès 5 lecteurs à toute la plateforme
J'en profite


Articles qui pourraient vous intéresser...

CVE-2020-3433 : élévation de privilèges sur le client VPN Cisco AnyConnect

Magazine
Marque
MISC
Numéro
112
Mois de parution
novembre 2020
Domaines
Résumé

Cet article explique comment trois vulnérabilités supplémentaires ont été découvertes dans le client VPN Cisco AnyConnect pour Windows. Elles ont été trouvées suite au développement d’un exploit pour la CVE-2020-3153 (une élévation de privilèges, étudiée dans MISC n°111). Après un rappel du fonctionnement de ce logiciel, nous étudierons chacune de ces nouvelles vulnérabilités.

Introduction au dossier : Sécurisez vos serveurs et votre réseau local

Magazine
Marque
Linux Pratique
HS n°
Numéro
49
Mois de parution
novembre 2020
Domaines
Résumé

2020 aura été une année marquante pour nos vies et nos sociétés. Il aura fallu se réinventer, trouver des solutions à des situations exceptionnelles. Dans les entreprises, l'Éducation ou la Santé, la mobilisation des ressources informatiques aura été maximale. Nos infrastructures auront ployé, tangué, parfois presque craqué, mais au final, cela aura tenu.

Passez à nftables, le « nouveau » firewall de Linux

Magazine
Marque
Linux Pratique
Numéro
122
Mois de parution
novembre 2020
Domaines
Résumé

Le firewall est un élément important pour sécuriser un réseau. Il est prouvé que la sécurité par l’obscurantisme ne fonctionne pas. Ce n’est donc pas une bonne idée d’utiliser une boîte noire en priant pour que tout se passe bien. Un bon firewall est donc installé sur un système d’exploitation libre. Linux fait évoluer le sien d’iptables vers nftables. Nous montrons dans cet article comment débuter avec la nouvelle mouture.

Introduction au dossier : Sécurité de l’orchestrateur Kubernetes

Magazine
Marque
MISC
Numéro
112
Mois de parution
novembre 2020
Domaines
Résumé

Ce dossier s’intéresse à un système de plus en plus déployé aujourd’hui, à savoir l’orchestrateur Kubernetes. Au-delà de l’effet de mode évident dans son adoption actuelle, l’intérêt croissant pour ce projet nous amène forcément à nous poser une question essentielle : qu’en est-il de sa sécurité ? Devenu un standard de facto pour l’orchestration de conteneurs, Kubernetes, qui signifie gouvernail en grec, présente une architecture complexe et les possibilités de se tromper avec des conséquences importantes pour la sécurité d’un cluster sont nombreuses.