Zerologon pour les (mots de passe) nuls

Magazine
Marque
MISC
Numéro
113
Mois de parution
janvier 2021
Domaines


Résumé

ZeroLogon est LA vulnérabilité de septembre 2020 qui expose de nombreux domaines Windows à une compromission totale via un scénario d’exploitation réaliste et fiable. Mais ce qui donne à Zerologon ses lettres de noblesse c’est qu’elle repose essentiellement sur la mauvaise utilisation d’un algorithme cryptographique permettant de réaliser une attaque à clair choisi particulièrement astucieuse. Zoom sur la vulnérabilité la plus passionnante de la rentrée 2020 !


1. NetLogon mis en cause

NetLogon est une interface de protocole distante (RPC – Remote Procedure Call) permettant aux systèmes d’un domaine Windows de s’authentifier sur les serveurs, et, entre autres, de leur permettre de modifier le mot de passe de leur compte de domaine. La particularité de NetLogon, c’est que son mécanisme d’authentification repose sur un protocole qui lui est propre : le client et le serveur se prouvent mutuellement qu’ils partagent un secret commun qui n’est autre que le condensat du mot de passe du compte.

1.1 Fonctionnement de Netlogon

Une session Netlogon débute par l’échange entre le client et le serveur de 2 aléas (nonces) de 8 octets, respectivement ClientChallenge et ServerChallenge grâce à l’appel à la procédure distante NetrServerReqChallenge. Une fois l’échange réalisé, chaque interlocuteur génère de son côté une clé de session partagée (SessionKey) à l’aide d’une fonction de dérivation qui...

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 94% à découvrir.
à partir de 21,65€ HT/mois/lecteur pour un accès 5 lecteurs à toute la plateforme
J'en profite


Articles qui pourraient vous intéresser...

Sûreté mémoire : le temps des cerises

Magazine
Marque
MISC
Numéro
113
Mois de parution
janvier 2021
Domaines
Résumé

L’étude et la compréhension des buffer overflow datent de 1972, et leurs premiers usages documentés de 1988 [1]. Près de 50 ans plus tard, où en sommes-nous ? Il nous faut bien admettre que la situation est déprimante : Microsoft et Google reconnaissent chacun ([2], [3]) que près de 2/3 des attaques utilisent à un moment ou un autre une vulnérabilité mémoire. Le ver Morris, qui n’était au départ qu’une preuve de concept, avait quand même coûté la bagatelle de quelques millions de dollars à l’époque… Aujourd’hui, les coûts sont abyssaux : sur le plan financier bien sûr, mais aussi pour nos vies privées, voire nos vies tout court. Face à ce problème, de nombreuses approches sont possibles : analyse statique du code, instrumentation et vérification à l’exécution, langages « sûrs »… Je vous propose d’explorer dans cet article un vieux concept remis au goût du jour, les capabilities, et tout ce qu’elles pourraient nous permettre de faire.

Sécurité avancée des services Serverless (FaaS)

Magazine
Marque
MISC
Numéro
113
Mois de parution
janvier 2021
Domaines
Résumé

Les fonctions Serverless sont aujourd’hui une nouvelle tendance du cloud. Rapides et peu onéreuses, elles ne requièrent aucun entretien des infrastructures sous-jacentes par le client. Cependant, ce service entraîne un changement de modèle d’architecture, rendant les solutions de protection classiques inadaptées. Ce papier sensibilise aux nouvelles menaces du cloud et suggère différentes règles à suivre pour s’en prémunir.

Introduction au dossier : ARM - quels progrès pour la sécurité ?

Magazine
Marque
MISC
Numéro
113
Mois de parution
janvier 2021
Domaines
Résumé

Une fois n’est pas coutume, le sujet de ce dossier concerne une thématique avec une actualité « grand public » on ne peut plus récente : la percée significative des processeurs ARM dans le monde des ordinateurs personnels au travers de son adoption par la marque à la pomme pour sa nouvelle génération d’ordinateurs portables et fixes. Au-delà des promesses, plus de puissance avec une consommation moindre (certains résultats spécifiques sont impressionnants, en témoigne « Accelerating TensorFlow Performance on Mac » sur le blog officiel de TensorFlow), ce qui nous intéresse ici ce sont les questions de sécurité. Depuis quelques années maintenant, la course entre les techniques d’exploitation modernes et les contre-mesures associées voit un nouvel acteur intervenir : les extensions de sécurité matérielles.