Namespaces et seccomp BPF : un zoom sur la conteneurisation Linux

Magazine
Marque
MISC
Numéro
102
Mois de parution
mars 2019
Domaines


Résumé

À l’heure où de nombreuses applications sont délivrées sous la forme de conteneurs (notamment Docker), peu savent réellement comment ces derniers sont cloisonnés du reste du système. Peut-être encore plus rares sont ceux qui mettent en œuvre ces technologies de leur propre chef, pour réduire l’impact d’une compromission.Cet article s’attache à présenter les namespaces Linux, ainsi que seccomp BPF, puis à les employer à l’aide de systemd pour démontrer, par l’exemple, comment durcir un serveur web applicatif.


 

1. Introduction aux namespaces

Les namespaces sont une fonctionnalité de sécurité introduite dans le noyau Linux au début des années 2000. À l’origine une simple méthode permettant de présenter différentes vues du système de fichiers à des processus distincts, elle s’est enrichie au cours des années suivantes. À ce jour, il existe ainsi sept namespaces dans le noyau Linux, s’efforçant de présenter des ressources système sous des aspects différents en fonction du processus qui les emploie.

Certains namespaces ont des usages parfaitement anecdotiques, comme le namespace UTS qui permet de renvoyer un nom d’hôte (hostname) distinct à des processus. Cela peut être employé notamment par les conteneurs pour simuler l’exécution sur un hôte distinct.

D’autres namespaces sont plus utiles pour l’isolation :

  • NS, qui permet d’avoir des points de montage de systèmes de fichiers différents ; cela peut être astucieusement mis en...
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 95% à découvrir.
à partir de 21,65€ HT/mois/lecteur pour un accès 5 lecteurs à toute la plateforme
J'en profite


Articles qui pourraient vous intéresser...

Les taxonomies se cachent pour ne pas mourir

Magazine
Marque
MISC
Numéro
113
Mois de parution
janvier 2021
Domaines
Résumé

« Attention, nouveau virus ! » Nombreux sont les articles à nous alerter régulièrement, par cette métonymie, sur l’émergence d’un nouveau malware. Pourtant, le terme de virus a-t-il encore un sens aujourd’hui ? Wannacry était-il un ver, ou un ransomware ? NotPetya, un wiper, ou bien un ver ? Et plus encore, au-delà de l’utilisation de termes et expressions se pose la question de la nécessaire catégorisation des incidents de cybersécurité ; pourquoi, comment, à quelles fins ? Essai (critique) de réponse.

Attaques en environnement Docker : compromission et évasion

Magazine
Marque
MISC
Numéro
113
Mois de parution
janvier 2021
Domaines
Résumé

Ces dernières années, on a pu observer une évolution croissante des environnements conteneurisés et notamment de l’usage de Docker. Les arguments mis en avant lors de son utilisation sont multiples : scalabilité, flexibilité, adaptabilité, gestion des ressources... En tant que consultants sécurité, nous sommes donc de plus en plus confrontés à cet outil. Au travers de cet article, nous souhaitons partager notre expérience et démystifier ce que nous entendons bien trop régulièrement chez les DevOps, à savoir que Docker est sécurisé par défaut.