Se protéger : introduction aux artefacts Windows

Magazine
Marque
MISC
Numéro
80
Mois de parution
juillet 2015
Spécialités


Résumé

D’origine anglophone, le mot « artefact » vient du latin ars, artis (art), et du participe passé de facere (faire).Voici la définition d’artefact que nous utiliserons tout au long de cet article : altération non désirée de données résultant de l’exécution d’un processus ou d’une application. Ici on parle d’informations sur l’utilisateur, non souhaitées ou non contrôlées, d’informations partielles ou complètes dont la durée de vie n’est pas toujours maîtrisée.Nous détaillerons dans la suite les artefacts de Windows 8.1 et IE 10. Les grands changements d’architecture ont eu lieu entre Vista et les versions ultérieures : depuis Windows 7, l’OS sépare clairement applications et données utilisateur (ces dernières incluant les données applicatives de l’utilisateur). Nous allons aborder les nouvelles fonctionnalités de Windows apparues depuis Windows 8. Une majorité des éléments abordés est applicable aux OS Windows plus anciens.Nous allons voir les artefacts de type application, Microsoft, puis les navigateurs, les cookies ensuite les artefacts liés aux fichiers, aux systèmes de fichiers pour finir avec les traces laissées par l’activité d’un utilisateur.


1. Parlons des artefacts

Les artefacts pourraient être utilisés pour plusieurs raisons :

- profilage commercial et marketing ;

- proposition d’un meilleur service par les sites web ou les applications, souvent avec la justification d’une meilleure performance ;

- récupération d’informations par des virus et malwares bancaires ;

- ou encore utilisation pour les besoins d’enquêtes. Les artefacts sont la première source d’information.

Attention : ici les artefacts ne sont quasiment pas accessibles à distance. Dans le cas de postes compromis, seule une partie de ces informations est disponible. Mais le plus intéressant n’est utilisable qu’avec un accès physique à la machine comme la récupération des fichiers effacés ou de la mémoire.

Plus on attend, moins on a de chance de trouver des artefacts. Ce que l’on appelle dans le mode des  enquêtes numériques : l’ordre de volatilité pour définir les priorités.

Notre but est de...

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 96% à découvrir.
à partir de 21,65€ HT/mois/lecteur pour un accès 5 lecteurs à toute la plateforme
J'en profite


Articles qui pourraient vous intéresser...

Présentation des EDR et cas pratiques sur de grands parcs

Magazine
Marque
MISC
Numéro
116
Mois de parution
juillet 2021
Spécialités
Résumé

Réduire le temps de détection d'une attaque et sa remédiation est un enjeu crucial. Une technologie apportant de nouvelles solutions fait parler d'elle, son nom : EDR pour Endpoint Detection and Response. Mais qu'est-ce qu'un EDR, comment l'évaluer, le déployer ? Comment se démarque-t-il des autres solutions du marché ?

Introduction au dossier : EDR – Quel apport pour la sécurité de votre parc ?

Magazine
Marque
MISC
Numéro
116
Mois de parution
juillet 2021
Spécialités
Résumé

La supervision de la sécurité des terminaux est souvent le parent pauvre des directions informatiques. Pendant longtemps, l’alpha et l'oméga en matière de gestion de la sécurité des terminaux se sont résumé à un antivirus, avec dans le meilleur des cas une console centralisée, l’application des patch tuesday et une authentification via contrôleur de domaine sans droits d'administration pour les usagers.

Résumé des attaques publiées sur les TPM

Magazine
Marque
MISC
Numéro
115
Mois de parution
mai 2021
Spécialités
Résumé

Les TPM, bien que protégés face aux attaques physiques, et certifiés à un bon niveau de sécurité par les Critères Communs (EAL4+ au minimum), ont subi depuis une vingtaine d’années quelques attaques, montrant qu’ils ne sont pas la contre-mesure inviolable pour garantir l’intégrité logicielle des plateformes numériques. Cet article se propose de résumer les principales vulnérabilités remontées au fil du temps sur les TPM du marché.