Threat Intelligence is a box of cookies

Magazine
Marque
MISC
Numéro
75
Mois de parution
septembre 2014
Domaines


Résumé

Le monde de la sécurité informatique est périodiquement assailli par des buzzwords marketing, de nouveaux challenges techniques et des trolls rétrogrades. Dans cette jungle bruyante, difficile souvent de faire le distinguo entre gesticulation commerciale et scepticisme systématique. Les activités de Threat Intelligence n'échappent pas à la règle, la plupart des personnes en parlant (ou en vendant) ne sachant pourtant pas ou peu de quoi il retourne. Cet article se propose de démystifier cette activité, avant tout humaine, en vous présentant ses enjeux, sans fard ni artifice (ni feeds ou Big Data).


1. Dans Threat Intelligence, il y a Threat et Intelligence

Afin d'éviter toute incompréhension, il convient de replacer quelques termes dans leur contexte. Cette phase de définition est bien entendu une vision simplifiée des diverses notions abordées, car vous allez le voir, elles sont nombreuses.

1.1 Ni Einstein ni James Bond

Mettons tout de suite les choses au clair et appelons un chat un chat : le Intelligence de Threat Intelligence est le même que le I de CIA. La Threat Intelligence est une activité de renseignement, mais la pudeur française préfère l'utilisation de l'anglicisme, quitte à ce que les gens pensent que l'on parle des capacités intellectuelles de la menace (ou pire du malware...).

Les Threat Intelligence Analysts (TIA) sont donc, en bon français, des analystes en renseignement de la menace. Oui, on peut être analyste en renseignement sans faire partie d'un service de l’État. Par contre, la discipline Threat Intelligence est bien la...

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 96% à découvrir.
à partir de 21,65€ HT/mois/lecteur pour un accès 5 lecteurs à toute la plateforme
J'en profite


Articles qui pourraient vous intéresser...

Où en est-on du Pearl Harbor numérique ?

Magazine
Marque
MISC
Numéro
114
Mois de parution
mars 2021
Domaines
Résumé

Emblème du marketing par la peur pour les uns, cygne noir pour les autres, cette appellation désigne l’éventualité d’une attaque informatique éclair contre un pays et qui serait paralysante pour son économie. Le terme fait couler de l’encre depuis au moins 20 ans [1] et nourrit moult fantasmes. Mais sont-ce des fantasmes ? D’aucuns diraient que si en 20 ans il ne s’est rien passé, c’est probablement qu’il y a eu un alarmisme exagéré.

Les taxonomies se cachent pour ne pas mourir

Magazine
Marque
MISC
Numéro
113
Mois de parution
janvier 2021
Domaines
Résumé

« Attention, nouveau virus ! » Nombreux sont les articles à nous alerter régulièrement, par cette métonymie, sur l’émergence d’un nouveau malware. Pourtant, le terme de virus a-t-il encore un sens aujourd’hui ? Wannacry était-il un ver, ou un ransomware ? NotPetya, un wiper, ou bien un ver ? Et plus encore, au-delà de l’utilisation de termes et expressions se pose la question de la nécessaire catégorisation des incidents de cybersécurité ; pourquoi, comment, à quelles fins ? Essai (critique) de réponse.

Télétravail : une sécurité à repenser et une nouvelle organisation à encadrer

Magazine
Marque
MISC
Numéro
111
Mois de parution
septembre 2020
Domaines
Résumé

Entre mode et nécessité, le télétravail nous oblige à repenser notre organisation du travail et les règles de sécurité associées. Comment mettre en place ces nouveaux modèles sans risque pour l’entreprise et ses salariés ?

Introduction au dossier : Télétravail : comment ne pas sacrifier la sécurité ?

Magazine
Marque
MISC
Numéro
111
Mois de parution
septembre 2020
Domaines
Résumé

Le dossier du précédent numéro traitait du concept de « Zero Trust ». Le numéro actuel est en quelque sorte une suite logique : nous passons d’un idéal où l’accès distant est possible « par design », à une réalité où il a fallu faire des choix fonctionnels et être conciliant avec la sécurité.

Surveillance des accès de production en télétravail

Magazine
Marque
MISC
Numéro
111
Mois de parution
septembre 2020
Domaines
Résumé

Il est courant de protéger l'accès aux infrastructures de production au travers de VPN ou de bastions SSH, et beaucoup d’organisations limitent encore ces points d'entrée à leur infrastructure interne. Lorsque l'organisation passe en mode télétravail à 100%, il faut forcément permettre l'accès depuis des adresses IP arbitraires, et se pose alors la question de surveiller ces accès pour détecter et bloquer rapidement une tentative d'accès malveillante.