Red October : les modules pour mobiles

Magazine
Marque
MISC
Numéro
68
Mois de parution
juillet 2013
Domaines


Résumé

En octobre 2012, l’équipe d’experts de Kaspersky Lab a mené une enquête à la suite d’une série d’attaques contre des réseaux informatiques ciblant des services diplomatiques internationaux. L’enquête a permis de mettre à jour et d’analyser un réseau de cyberespionnage à grande échelle. L’opération « Red October » aurait débuté en mai 2007 et se poursuivait encore en janvier 2013 lors de la publication de notre premier rapport.Le principal objectif des assaillants était de recueillir des renseignements auprès des organismes compromis. Les informations obtenues sur les réseaux infectés étaient souvent réutilisées pour s’introduire dans d’autres systèmes (liste d’identifiants collectés, etc.). Pour piloter le réseau des machines infectées, les auteurs des attaques ont créé plus de 60 noms de domaines et ont utilisé plusieurs serveurs hébergés dans différents pays, dont la majorité en Allemagne et en Russie.Outre les cibles traditionnelles (postes de travail), le système est capable de voler des données à partir d'appareils mobiles (iPhone, Nokia, Windows Mobile), d’équipements réseau d'entreprise (Cisco) et de disques amovibles (y compris les données déjà supprimées via une procédure de récupération).Cet article s’intéresse à la partie mobile de Red October.Avant de présenter les modules pour mobiles, nous allons voir comment ceux-ci sont installés sur la machine cible.


1. Vecteur d'infection

Toutes les attaques contre les mobiles sont effectuées à l'aide d'une machine (PC) infectée au préalable. Les machines sont compromises à l'aide d'attaques classiques (en l'occurrence du spearphishing et des documents piégés) afin d'installer un cheval de Troie sur la machine :

firststage

L'exécutable embarqué est un « Dropper », qui extrait et exécute trois fichiers supplémentaires. Parmi ces trois fichiers, deux d'entre eux sont intéressants. Le premier est un Loader, responsable du chargement du second. Celui-ci est compressé avec la bibliothèque zlib puis chiffré en RC4. Le Loader s'assure que la machine est connectée à Internet avant de décompresser et déchiffrer la backdoor en mémoire, qui contactera le serveur C & C.

Une fois la connexion avec le serveur C & C établie, la backdoor commence le processus de communication, ce qui conduit au chargement des modules additionnels. Ces modules peuvent être divisés en deux catégories...

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 92% à découvrir.
à partir de 21,65€ HT/mois/lecteur pour un accès 5 lecteurs à toute la plateforme
J'en profite


Articles qui pourraient vous intéresser...

JsItBad : détecter du JavaScript malveillant sans l’exécuter

Magazine
Marque
MISC
Numéro
108
Mois de parution
mars 2020
Domaines
Résumé

C’est théoriquement impossible, et pourtant c’est faisable en pratique. En s’inspirant d’une technique d’apprentissage statistique (Machine Learning) habituellement réservée au traitement du langage naturel, il est possible de déterminer avec une très grande précision si un bout de code en JavaScript est malveillant. Ces résultats s’étendent naturellement à tout langage interprété, mais sont mis en défaut par l’arrivée du WebAssembly.

Rançongiciels 101

Magazine
Marque
MISC
Numéro
107
Mois de parution
janvier 2020
Domaines
Résumé

Qu’ont en commun votre voisin, un fermier du Wisconsin, un centre hospitalier normand, les villes de Baltimore, de Johannesburg ou la Louisiane, la société Prosegur ? Tous ont été les victimes de ce qui en moins de dix ans est devenue une des principales menaces cyber : les rançongiciels.