Les entrées/sorties : principes, attaques et contre-mesures

Magazine
Marque
MISC
Numéro
58
Mois de parution
novembre 2011
Domaines


Résumé
Cet article rappelle le fonctionnement des entrées/sorties du processeur sur une architecture de type PC. On y détaille les différents composants impliqués, leurs rôles et la façon dont ils sont utilisés par un système d'exploitation. La seconde partie se concentre sur les faiblesses de ces mécanismes et les vulnérabilités induites. Nous concluons l'article par les contre-mesures disponibles. « Architecture PC » désigne dans notre cas un système équipé d'un processeur x86 et d'un bus PCI ou PCI Express.

1. L’architecture PC

1.1 Le chipset

Sur une architecture de type PC, les entrées/sorties du processeur se font au travers d’un composant appelé chipset. Celui-ci connecte le processeur aux différents périphériques tels que la mémoire vive, la carte graphique, les cartes réseau, les disques durs, etc. Il contient en général des contrôleurs pour différents bus (USB, PCI, SATA, etc.) ainsi que la logique pour leurs interconnexions. Il est en général divisé en deux parties (figure 1 : le northbridge [1] (fournissant les accès aux périphériques rapides tels que la mémoire et la carte graphique) et le southbridge [2] (bus PCI, contrôleurs USB, SATA, etc.) reliés entre eux par un bus appelé DMI (Direct Media Interface) chez Intel. Le processeur est relié au northbridge par le FSB (Front-Side Bus, par opposition au Back-Side Bus qui relie les différents cœurs et le cache de niveau 2 partagés entre les cœurs à l’intérieur du processeur).

Intel_4_Series_arch

Figure 1 : Diagramme...

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 97% à découvrir.
à partir de 21,65€ HT/mois/lecteur pour un accès 5 lecteurs à toute la plateforme
J'en profite


Articles qui pourraient vous intéresser...

Sûreté mémoire : le temps des cerises

Magazine
Marque
MISC
Numéro
113
Mois de parution
janvier 2021
Domaines
Résumé

L’étude et la compréhension des buffer overflow datent de 1972, et leurs premiers usages documentés de 1988 [1]. Près de 50 ans plus tard, où en sommes-nous ? Il nous faut bien admettre que la situation est déprimante : Microsoft et Google reconnaissent chacun ([2], [3]) que près de 2/3 des attaques utilisent à un moment ou un autre une vulnérabilité mémoire. Le ver Morris, qui n’était au départ qu’une preuve de concept, avait quand même coûté la bagatelle de quelques millions de dollars à l’époque… Aujourd’hui, les coûts sont abyssaux : sur le plan financier bien sûr, mais aussi pour nos vies privées, voire nos vies tout court. Face à ce problème, de nombreuses approches sont possibles : analyse statique du code, instrumentation et vérification à l’exécution, langages « sûrs »… Je vous propose d’explorer dans cet article un vieux concept remis au goût du jour, les capabilities, et tout ce qu’elles pourraient nous permettre de faire.

Zerologon pour les (mots de passe) nuls

Magazine
Marque
MISC
Numéro
113
Mois de parution
janvier 2021
Domaines
Résumé

ZeroLogon est LA vulnérabilité de septembre 2020 qui expose de nombreux domaines Windows à une compromission totale via un scénario d’exploitation réaliste et fiable. Mais ce qui donne à Zerologon ses lettres de noblesse c’est qu’elle repose essentiellement sur la mauvaise utilisation d’un algorithme cryptographique permettant de réaliser une attaque à clair choisi particulièrement astucieuse. Zoom sur la vulnérabilité la plus passionnante de la rentrée 2020 !

Sécurité avancée des services Serverless (FaaS)

Magazine
Marque
MISC
Numéro
113
Mois de parution
janvier 2021
Domaines
Résumé

Les fonctions Serverless sont aujourd’hui une nouvelle tendance du cloud. Rapides et peu onéreuses, elles ne requièrent aucun entretien des infrastructures sous-jacentes par le client. Cependant, ce service entraîne un changement de modèle d’architecture, rendant les solutions de protection classiques inadaptées. Ce papier sensibilise aux nouvelles menaces du cloud et suggère différentes règles à suivre pour s’en prémunir.