Vulnérabilités liées aux serveurs d’application J2EE

Magazine
Marque
MISC
Numéro
45
Mois de parution
septembre 2009
Domaines


Résumé

Les tests d'intrusion sur applications Web nous amènent régulièrement à rencontrer les plateformes J2EE qui les hébergent. Dans certaines conditions, ces serveurs d’application peuvent être très intéressants pour un attaquant. Nous verrons pourquoi à travers cet article.


1. Panorama des serveurs d’application J2EE

Tout d'abord, présentons ce qu'est un serveur d’application. Sans trop entrer dans les détails, il s'agit d'un environnement constitué d'un ensemble de composants répartis en plusieurs couches : présentation/métier/données. L'intérêt est de déployer de manière « relativement » souple des applications Web fondées sur les technologies J2EE. Les technologies Web utilisées dans le cas des WAS (Web Application Server) seront – selon le besoin – JSP (code source interprété par le serveur) ou des Servlets (code précompilé qui sera chargé une seule fois par le serveur).

La couche présentation est en général composée d'un serveur HTTP (Apache ou dérivé) et d’un conteneur souvent à base de Tomcat pour gérer les Servlets et le code JSP. Du côté métier, ou application, nous retrouvons l'ensemble des API J2EE, les EJB. Il est ainsi possible de mettre en place tous les connecteurs souhaités : bienvenue...

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 96% à découvrir.
à partir de 21,65€ HT/mois/lecteur pour un accès 5 lecteurs à toute la plateforme
J'en profite


Articles qui pourraient vous intéresser...

Programmation avec le 6502 : les sprites de la NES, ou comment coder le jeu Pac-Man

Magazine
Marque
Hackable
Numéro
36
Mois de parution
janvier 2021
Domaines
Résumé

Dans le précédent article, nous avons commencé à nous familiariser avec la partie graphique de la console NES (Nintendo Entertainment System). Aujourd’hui, nous allons réaliser un véritable jeu, ou du moins nous allons suffisamment le débuter pour qu’il commence à être intéressant.

Sûreté mémoire : le temps des cerises

Magazine
Marque
MISC
Numéro
113
Mois de parution
janvier 2021
Domaines
Résumé

L’étude et la compréhension des buffer overflow datent de 1972, et leurs premiers usages documentés de 1988 [1]. Près de 50 ans plus tard, où en sommes-nous ? Il nous faut bien admettre que la situation est déprimante : Microsoft et Google reconnaissent chacun ([2], [3]) que près de 2/3 des attaques utilisent à un moment ou un autre une vulnérabilité mémoire. Le ver Morris, qui n’était au départ qu’une preuve de concept, avait quand même coûté la bagatelle de quelques millions de dollars à l’époque… Aujourd’hui, les coûts sont abyssaux : sur le plan financier bien sûr, mais aussi pour nos vies privées, voire nos vies tout court. Face à ce problème, de nombreuses approches sont possibles : analyse statique du code, instrumentation et vérification à l’exécution, langages « sûrs »… Je vous propose d’explorer dans cet article un vieux concept remis au goût du jour, les capabilities, et tout ce qu’elles pourraient nous permettre de faire.

Zerologon pour les (mots de passe) nuls

Magazine
Marque
MISC
Numéro
113
Mois de parution
janvier 2021
Domaines
Résumé

ZeroLogon est LA vulnérabilité de septembre 2020 qui expose de nombreux domaines Windows à une compromission totale via un scénario d’exploitation réaliste et fiable. Mais ce qui donne à Zerologon ses lettres de noblesse c’est qu’elle repose essentiellement sur la mauvaise utilisation d’un algorithme cryptographique permettant de réaliser une attaque à clair choisi particulièrement astucieuse. Zoom sur la vulnérabilité la plus passionnante de la rentrée 2020 !