Vers une version française de la guerre de l’information ?

Magazine
Marque
MISC
Numéro
42
|
Mois de parution
mars 2009
|
Domaines


Résumé

La guerre de l’information est généralement définie en France par la désormais célèbre formule « par, pour et contre l’information » [1], laquelle est d’ailleurs reprise dans le récent rapport sur la Cyberdéfense [2] (publié dans la foulée du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale 2008) [3]. Mais la France ne dispose toujours pas d’un document unique de référence en matière de guerre de l’information, qui définirait à la fois le concept, les enjeux, les outils et les rôles respectifs des acteurs civils et/ou militaires. Alors, chacun l’utilise un peu à sa guise, tantôt synonyme de guerre ou intelligence économique, de manipulation de l’information, du rôle des médias, d’information dans la guerre, de cyberguerre et de cyberattaques, d’espionnage, d’opérations d’information, d’opérations d’influence, voire de cybercriminalité. Prise semble-t-il dans la tourmente des vagues de cyberattaques qui ont jalonné les deux dernières années, la France a placé la sécurité des systèmes d’information au rang d’enjeu de défense et de sécurité nationale (§1). Les menaces telles qu’elles sont identifiées et perçues (§2) justifient une stratégie fondée sur la maîtrise de l’information, des systèmes, et la mise en œuvre de moyens de lutte informatique (§3) ; cette stratégie sécuritaire contribue à préciser les contours d’une conception française de la guerre de l’information, dont les bases sont déjà posées dans la doctrine militaire qui préfère parler de « temple des opérations d’information » (§4).


La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Sur le même sujet

Introduction au dossier : Ransomwares : état de la menace

Magazine
Marque
MISC
Numéro
107
|
Mois de parution
janvier 2020
|
Domaines
Résumé

Il ne se passe plus un mois sans qu’un ransomware ne touche une entreprise ou administration publique et que cette dernière se retrouve dans une situation délicate, au point que cela atterrisse invariablement dans les colonnes de nos quotidiens (oui bon, dans les bandeaux des chaînes d’information continue). On pourrait simplement dire que l’histoire se répète, qu’il s’agit d’un énième malware qui touche des infrastructures qui ne sont pas à jour, mal configurées, et que tout cela était inéluctable.

ISO 27701 : le Système de Management des Informations Privées (SMIP)

Magazine
Marque
MISC
Numéro
107
|
Mois de parution
janvier 2020
|
Domaines
Résumé

L’article 32 du RGPD formalise clairement non seulement les exigences organisationnelles et techniques de sécurité à apporter aux traitements de données à caractère personnel afin de limiter les risques sur la vie privée pour les personnes concernées, mais aussi les exigences d’évaluation et d’amélioration continue permettant de tester et de contrôler régulièrement la conformité et l’efficacité des mesures juridiques et de sécurité. Nous nous intéresserons à synthétiser la nouvelle norme ISO 27701 (août) 2019) formalisant les exigences d’un Système de Management des Informations Privées (SMIP) dans un but d’amélioration continue des mesures organisationnelles et techniques pour assurer la sécurité des traitements de données à caractère personnel. Nous montrerons comment l’implémentation du SMIP permettra aux organismes d’assurer leurs devoirs de conformité au RGPD, d’amélioration continue voire de certification.

Utilisation de services en ligne légitimes par les malwares

Magazine
Marque
MISC
Numéro
107
|
Mois de parution
janvier 2020
|
Domaines
Résumé

Les fraudes sur Internet, qu’elles suivent une motivation financière ou autre, nécessitent généralement de l’ingénierie sociale, ou l’utilisation de malwares. Ces derniers sont plus ou moins furtifs au niveau de leur comportement sur le poste de travail infecté, mais aussi lors de leurs communications sur le réseau avec leur contrôleur, ou serveur de « command and control » (C2). Voulant rendre leur trafic moins détectable, certains cybercriminels ont misé sur l’utilisation de plateformes et services légitimes en ligne. Bien que cette méthode ne soit pas nouvelle en soi, elle tend à être de plus en plus utilisée depuis quelques années.

Programmation UEFI

Magazine
Marque
MISC
Numéro
107
|
Mois de parution
janvier 2020
|
Domaines
Résumé

La deuxième étape de la compréhension du système UEFI va s’articuler autour de l’implémentation en C avec l’optique de fabriquer sa propre brique UEFI. Le développement va permettre d’illustrer le processus de la chaîne de boot avec pour objectif de mieux appréhender les différentes problématiques de sécurité.

Maîtriser la sécurité de son accès Internet avec OpenWRT

Magazine
Marque
Linux Pratique
Numéro
117
|
Mois de parution
janvier 2020
|
Domaines
Résumé

Nous allons voir dans cet article comment installer le système GNU/Linux embarqué de type OpenWRT. OpenWRT est un système GNU/Linux pour les matériels embarqués et pour les matériels de types routeurs et box. Il constitue donc la part essentielle pour se libérer des GAFA. C’est un système léger, rapide et performant pour administrer et contrôler son accès Internet. Ce système est optimisé pour la gestion des ressources et supporte de nombreux routeurs.

Par le même auteur

Le piratage de logiciels dans le monde

Magazine
Marque
MISC
Numéro
101
|
Mois de parution
janvier 2019
|
Domaines
Résumé
Depuis plus de quarante ans, le piratage de logiciels demeure un phénomène planétaire, que rien ne semble véritablement pouvoir enrayer. Cet article s’intéresse à l’évolution du piratage de logiciels dans le monde, plus particulièrement au cours de la dernière décennie (2007-2017). Pour alimenter notre étude, nous nous appuyons sur les séries statistiques produites par la BSA et sur un ensemble de rapports et d’études publiés tout au long de la période. Dans un premier chapitre, nous rappelons les principaux enjeux du piratage (économiques, juridiques). Puis nous mettons en évidence quelques caractéristiques de l’évolution du piratage dans le monde, telles qu’elles émergent des séries statistiques de la BSA. Enfin, dans la troisième partie de l’article, nous formulons quelques constats et hypothèses sur les déterminants du piratage et les caractéristiques de son évolution. Des résultats significatifs sont-ils obtenus par les acteurs de la lutte contre le piratage ? Le développement de l’arsenal juridique et le durcissement des sanctions prononcées contre les contrefacteurs sont-ils vraiment de nature à impacter l’évolution du phénomène ?

La surface d’attaque : son utilité, ses limites, ses nouveaux défis

Magazine
Marque
MISC
Numéro
98
|
Mois de parution
juillet 2018
|
Domaines
Résumé
La surface d’attaque est une notion essentielle en cybersécurité. Nous proposons dans cet article un rappel des divers éléments de sa définition (partie 1), puis formulons quelques hypothèses relatives à l’objectif de réduction de la surface d’attaque, qui se heurte à plusieurs difficultés (partie 2). Enfin, dans une visée plus prospective, nous interrogeons-nous sur les effets potentiels de l’intelligence artificielle sur la définition de la surface d’attaque (partie 3).

Les CERT, acteurs de la cybersécurité internationale

Magazine
Marque
MISC
Numéro
95
|
Mois de parution
janvier 2018
|
Domaines
Résumé
Le premier CERT est né du constat d’un besoin de coordination entre les acteurs chargés de réagir aux cyber-incidents. Le FIRST, traduisant la nécessité d’élargir cette coordination à l’international, fut créé en 1990 afin d’offrir à la communauté de CERT naissante les moyens d’échange, de partage, susceptibles de conférer plus d’efficacité à leurs missions. Aujourd’hui, CERT de la première heure et organisations récemment créées, trouvent dans les outils de coordination internationale des espaces de rencontre, des moyens d’échange de données et offrent aussi aux nouveaux entrants des ressources (expérience, parfois financements). Depuis le début des années 90, le paysage des CERT a considérablement évolué. Se sont multipliées notamment les initiatives de coordination internationale dont l’observation permet de s’interroger sur les modalités conditionnant des relations efficaces, et de constater des freins à leur expansion.

Reverse Engineering : ce que le droit autorise et interdit

Magazine
Marque
MISC
Numéro
92
|
Mois de parution
juillet 2017
|
Domaines
Résumé
La pratique du reverse engineering est à la fois attrayante, utile, nécessaire, elle contribue en divers domaines au progrès, à la connaissance, à l’industrie. Elle suscite également des polémiques : le reverse engineering est-il une atteinte aux droits des auteurs ou des inventeurs ?S’opposent ainsi autour de la légalité du reverse engineering de logiciels, d’un côté ceux qui le mettent en œuvre, de l’autre ceux qui comme les auteurs, développeurs, éditeurs, veulent défendre des droits qu’ils peuvent estimer bafoués par cette méthode. Tout n’est pas autorisé, tout n’est pas interdit non plus. Le droit a posé ses règles, en France, mais comme nous le verrons également en Europe ou aux États-Unis, pour ne prendre que quelques exemples, qui veillent à garantir les droits des auteurs, développeurs et distributeurs de logiciels, tout en maintenant des droits aux utilisateurs.

Villes intelligentes et questions de droit

Magazine
Marque
MISC
Numéro
92
|
Mois de parution
juillet 2017
|
Domaines
Résumé
Les villes intelligentes mobilisent les technologies de pointe pour créer des cités high-tech assurant une qualité de cadre de vie optimale. Elles se caractérisent par l’intégration de systèmes, par le déploiement de quantités impressionnantes de capteurs et de calculateurs, pour mesurer, évaluer, optimiser le fonctionnement des transports, de la sécurité, de l’éducation, de la consommation énergétique, ou encore de l’administration, de la santé. L’informatisation de la société et des secteurs-clés n’est certes pas nouvelle. Mais l’intégration des systèmes tout d’abord, puis la concentration de ces technologies dans des espaces encore relativement réduits, créent des conditions particulières qui soulèvent déjà nombre de questions d’ordre juridique : comment vivront les citoyens dans ces environnements dont les technologies sont appelées à réguler non seulement les systèmes, services et applications, mais également, de fait, leur quotidien ? Quel sort sera réservé aux données, notamment personnelles ? Qu’adviendra-t-il des libertés individuelles dans des milieux bardés de capteurs, de caméras, qui permettent de suivre les individus en tous lieux et tous instants ? Mais encore, qui gèrera, qui gouvernera, décidera ou possèdera : comment s’organisera le partenariat public-privé ?

L’Internet des objets et le droit

Magazine
Marque
MISC
HS n°
Numéro
15
|
Mois de parution
juin 2017
|
Domaines
Résumé

S’accorder sur une définition de l’Internet des objets est un préalable indispensable, car de celle-ci découlera l’identification des questions de droit qui doivent lui être appliquées. Nous discutons donc dans un premier chapitre quelques définitions de l’Internet des Objets (IdO), puis recensons, à la lumière de l’actualité récente (incidents) et des débats en cours tant aux niveaux nationaux que des institutions internationales (UE notamment) les principaux points de droit que soulève la mise en œuvre de l’IdO. Les définitions de l’Internet des objets montrent toute l’étendue de la gamme à la fois des technologies anciennes et nouvelles qu’il peut mobiliser, que des usages, des contextes d’application et des acteurs impliqués. Il n’est donc guère envisageable de préciser les contours d’un droit unique de l’Internet des objets. La troisième partie de l’article se focalise sur les enjeux liés à la donnée et à la protection de la vie privée.