Linux/vmsplice, la faille 3 en 1

Magazine
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MISC
Numéro
39
|
Mois de parution
septembre 2008
|
Domaines


Résumé

Grâce à la prise de conscience générale de l'importance de la sécurité informatique, le nombre de mécanismes de protection dédiés aux applications userland n'a cessé d'augmenter (adresse aléatoire de la pile, Canary, SafeSEH…). Il est devenu difficile, avec des droits restreints, d'exploiter les programmes les plus privilégiés. En effet, leur exécution est de plus en plus restreinte et leur sécurité est plus étudiée.Les systèmes d'exploitation ont été créés selon un modèle en couches : les programmes utilisateurs font appel à des fonctionnalités du noyau qui, lui, dialogue avec les périphériques. Dans ce modèle, le noyau a le niveau de privilège le plus élevé.L'exploitation d'une vulnérabilité noyau permet de faire exécuter du code arbitraire avec les privilèges les plus élevés. Cette exploitation permet une escalade de privilèges en contournant les contrôles d'accès habituels, propres au niveau utilisateur. Le fait que la vulnérabilité se trouve dans l'espace noyau implique des difficultés supplémentaires telles que l'impossibilité d'accèder la libC [2].Dans cet article, nous allons voir comment un attaquant peut exploiter une vulnérabilité du noyau afin d'en détourner le fonctionnement normal dans le but d'exécuter du code arbitraire. Nous allons prendre l'exemple de la faille vmsplice publiée le 09/02/2008.


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