Rétro-ingénierie matérielle : comprendre le silicium

Magazine
Marque
Hackable
Numéro
31
Mois de parution
octobre 2019
Domaines


Résumé

Après avoir abordé l'historique de l'art, différentes méthodes de décapsulation et pris connaissance du contexte dans le précédant article, nous allons maintenant réaliser une démonstration complète de la rétro-ingénierie matérielle d'une fonction logique, depuis le silicium.


Avant toute analyse, nous allons faire un point sur les transistors, ils sont à la base du monde des semi-conducteurs et sont donc d'une importance capitale pour comprendre la suite. Il existe de nombreux types de transistors comme les transistors bipolaires, les MOFSET, les transistors unijonctions... Mais pour des circuits intégrés, on utilise généralement les transistors bipolaires et les MOFSET, ils utilisent le même principe de fonctionnement, mais ne se contrôlent pas de la même manière. Pour simplifier, nous allons partir du postulat qu'il n'existe que deux types de transistors pour les circuits imprimés : ceux dits N (ou NPN, voire encore NMOS) et ceux dits P (ou PNP, voire encore PMOS). Un transistor est un semi-conducteur qui se compose de trois éléments, un collecteur (ou drain), une base (ou grille) et un émetteur (ou source). Tout l'intérêt du transistor réside dans le fait que l'on peut ou non relier le collecteur à l'émetteur, et ce, en utilisant la...

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 92% à découvrir.
à partir de 21,65€ HT/mois/lecteur pour un accès 5 lecteurs à toute la plateforme
J'en profite


Articles qui pourraient vous intéresser...

Installer OpenOCD spécial Pico pour votre Debian

Magazine
Marque
Hackable
Numéro
37
Mois de parution
avril 2021
Domaines
Résumé

N'importe quelle occurrence de la commande « sudo make install » me rappelle d'horribles souvenirs de mes débuts sous GNU/Linux, il y a de très nombreuses années (1995). Peupler ainsi manuellement son /usr/local de fichiers, programmes et bibliothèques est une recette parfaite pour une catastrophe et des conflits en tous genres. Mieux vaut suivre la voie dictée par la distribution et son système de gestion de paquets. Voyons cela en pratique avec l'OpenOCD modifié par la fondation Raspberry Pi et, en prime, découvrons une excellente alternative à l'utilisation d'UF2 ou Picotool.

De la preuve formelle en Verilog, librement

Magazine
Marque
Hackable
Numéro
37
Mois de parution
avril 2021
Domaines
Résumé

Dans cet article, on se propose de découvrir une autre méthode de validation d’un composant écrit en Verilog. L’idée est de décrire les propriétés du composant et de laisser l’ordinateur chercher les stimuli qui feront échouer des propriétés. Ça n’est plus le développeur qui écrit les tests, mais la machine. Cette méthode a récemment été rendue possible avec des logiciels libres grâce à la suite d’outils Yosys (synthèse Verilog), Yosys-SMTBMC (solveur) ainsi que SymbiYosys qui les chapeaute.

Mesurer l’éclairement avec Arduino

Magazine
Marque
Hackable
Numéro
37
Mois de parution
avril 2021
Domaines
Résumé

Papa de trois enfants en bas âge, j’ai souvent la tête dans les jouets. Mes enfants, comme beaucoup, s’amusent parfois à faire semblant d’acheter. Et si je leur fabriquais une sorte de « caisse/dînette » ! Ce serait tellement mieux s’ils pouvaient scanner des articles et que « ça marche », pour ensuite payer le total par carte !

Raspberry Pi Pico, Arduino killer ?

Magazine
Marque
Hackable
Numéro
37
Mois de parution
avril 2021
Domaines
Résumé

« Raspberry Pi ou Arduino ? », voici la question typique que se posent nombre de débutants avant de comprendre rapidement que comparer un ordinateur monocarte (SBC) et une carte microcontrôleur n'a aucun sens. Il s'agit de deux mondes distincts reposant sur des philosophies et des contingences totalement différentes. Mais en ce début d'année 2021, la réponse à cette mauvaise question est devenue délicate, car voici venir la carte Pico : une plateforme équipée d'un microcontrôleur RP2040 double-cœur ARM Cortex M0+... par Raspberry Pi ! En d'autres termes, la question est donc maintenant aussi « Raspberry Pi ou Raspberry Pi ? ».

Les protections des Secure Elements contre les attaques physiques

Magazine
Marque
MISC
Numéro
114
Mois de parution
mars 2021
Domaines
Résumé

Écrire du code sécurisé sans bug ni vulnérabilité n’est pas suffisant pour protéger un système contre des attaques matérielles. Les circuits sécurisés, ou Secure Elements, sont de vraies forteresses numériques capables de résister à des attaques évoluées, qui requièrent parfois des moyens colossaux. Que se cache-t-il derrière ces petites puces ?