Développement C/C++ sous Android avec le NDK

Magazine
Marque
GNU/Linux Magazine
Numéro
218
Mois de parution
septembre 2018
Domaines


Résumé
La plupart des développeurs associent Android au développement d’applications en Java (voire depuis peu en Kotlin) en utilisant Android Studio et le SDK. Le nombre de projets Android dans le domaine industriel est cependant en forte croissance ces derniers mois, ce qui implique souvent un historique (C/C++) qu’il faut intégrer dans ce nouvel environnement. Dans cet article, nous verrons comment utiliser le NDK (Native Development Kit) en quelques exemples simples.

Le système d’exploitation Android est une solution que l’on peut qualifier d’intermédiaire sur plusieurs points. En premier lieu, elle n’est pas vraiment propriétaire, mais pas totalement libre, vu que le projet AOSP (Android Open Source Project) [1]est loin d’être un projet collaboratif (comme le sont des projets libres comme Yocto, Buildroot ou le noyau Linux). De plus, le fonctionnement correct d’une plateforme Android nécessite l’ajout de pilotes propriétaires (GPU, RILRadio Interface Layer, etc.). Deuxième point, l’empreinte mémoire d’une image Android atteint allègrement les 2 Gio pour les versions récentes (Android 8) ce qui n’a pas grand-chose à voir avec une configuration « embarquée » (sans compter les architectures matérielles associées qui doivent bien entendu être correctement dimensionnées tant au niveau mémoire vive, espace disque ou puissance de calcul).

On peut considérer qu’Android a pris la place des versions...

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