La faille Dirty COW

Magazine
Marque
GNU/Linux Magazine
Numéro
205
Mois de parution
juin 2017
Domaines


Résumé
Dirty COW a défrayé la chronique lors de sa découverte en 2016. Nous allons voir que cet engouement est justifié, car Dirty COW présente toutes les qualités d'une faille critique : stable, discrète, simple et impactant un grand nombre de versions du noyau Linux.


Derrière Dirty COW se cache une des failles, affectant le noyau Linux, les plus importantes de ces dernières années. À première vue, le nom peut paraître un peu exotique, mais nous verrons qu'il cache une réelle signification. Son nom officiel est CVE-2016-5195. Le bug à l'origine de la faille fût introduit par Linus Torvald en personne, suite à la correction malheureuse d'un bug similaire. C'est suffisamment rare pour être noté. On doit la découverte de cette faille à Phil Oester, un ingénieur en sécurité informatique californien. Elle fut difficile à mettre en exergue, car son exploitation repose sur une race condition du système d'exploitation, et plus particulièrement le module de gestion mémoire, réputé pour sa complexité.

1. Race Condition

Une Race Condition, ou situation de compétition, définit une situation du système non prévue par le programmeur suite à un changement dans l'ordonnancement des états. Ce type de bug est bien connu lorsque l'on...

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 92% à découvrir.
à partir de 21,65€ HT/mois/lecteur pour un accès 5 lecteurs à toute la plateforme
J'en profite


Articles qui pourraient vous intéresser...

Définissez l'architecture de vos serveurs et installez-les

Magazine
Marque
Linux Pratique
HS n°
Numéro
49
Mois de parution
novembre 2020
Domaines
Résumé

Dans cet article, nous réfléchirons aux besoins de sécurité auxquels nos serveurs devront répondre. Il sera d’ailleurs plus question d’architecture que de serveur personnel. Pourquoi cela ? Car nos besoins vont à coup sûr évoluer dans le temps. L’approche la plus pérenne sera donc de mener une réflexion basée sur des services et non sur un serveur unique. Nous allons aussi nous attacher à assurer la résilience de nos services de base. Nos choix d’architecture auront pour objectif de pouvoir mieux détecter, contrer et éventuellement réparer les dommages causés par une attaque informatique. Nous pourrons par exemple restaurer nos services si un attaquant réussissait à prendre le contrôle du serveur. Notre plan de bataille commencera par la définition des grandes lignes de notre infrastructure, puis par la sélection de nos fournisseurs. Nous déploierons ensuite le serveur avec un premier palier de sécurisation système.

Migrez de iptables vers nftables

Magazine
Marque
Linux Pratique
Numéro
122
Mois de parution
novembre 2020
Domaines
Résumé

Il y a cinq ans, je lisais un premier article sur nftables [1] : l’outil semblait intéressant, mais il n’était pas disponible sur ma machine. En 2019, une distribution majeure, Debian, a basculé sur nftables avec sa version 10 (Buster) [2] : il est donc temps de voir comment migrer du vénérable pare-feu iptables vers son successeur.

Cas pratique sur la sécurisation d'un cluster Kubernetes

Magazine
Marque
MISC
Numéro
112
Mois de parution
novembre 2020
Domaines
Résumé

Cet article présente trois exemples de problèmes de sécurité rencontrés sur des clusters Kubernetes, causés par un manque de maîtrise des applications déployées sur un cluster par ses administrateurs ou par les développeurs des applications s’y exécutant. Nous donnons ensuite des pistes afin de mieux maîtriser et sécuriser ces applications.

Sauvegardez vos données, centralisez vos logs et supervisez votre sécurité

Magazine
Marque
Linux Pratique
HS n°
Numéro
49
Mois de parution
novembre 2020
Domaines
Résumé

Nos serveurs présentent désormais une surface d’attaque réseau maîtrisée et une sécurisation système d’un niveau cohérent avec notre modèle de menaces. De même, le service SSH tournant sur ces serveurs est configuré de manière optimisée. Nous pouvons donc être relativement sereins si nos adversaires sont d’un niveau intermédiaire. Et si malgré toutes ces protections, une attaque comme un rançongiciel réussissait ? Et bien dans ce cas-là, pour l’instant, notre infrastructure serait particulièrement vulnérable. Aucune sauvegarde externalisée. Pas de centralisation des traces. Une supervision sécurité inexistante. Remédions à cette situation afin d’élever le niveau de maturité de la sécurité de notre infrastructure.