Iran : stratégies pour une utilisation politique du cyberespace

MISC n° 068 | juillet 2013 | Daniel Ventre
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L’actualité du cyberespace s’est tournée vers l’Iran à plusieurs reprises ces dernières années : en 2009, lors de la vague de protestations populaires au cours de laquelle les manifestants firent usage des réseaux sociaux pour interpeller l’opinion internationale, tout comme le feront les acteurs du printemps arabe après eux ; plus récemment avec l’affaire Stuxnet, qui est sans doute, avec les attaques contre l’Estonie de 2007, l’un des jalons majeurs de l’histoire des cyberattaques visant des États, en raison de son impact sur la réflexion juridique et plus largement sur l’analyse des enjeux de cybersécurité et cyberdéfense à l’échelle internationale.Dans une première partie, nous observerons les caractéristiques du cyberespace iranien dont la configuration dépend essentiellement des décisions du pouvoir politique.La seconde partie traitera de la dimension internationale de la gestion du cyberespace par l’Iran, qui en a fait l’un de ses vecteurs d’affrontement avec les États-Unis et Israël notamment, ayant choisi pour cela de se doter d’une cyberdéfense aux capacités significatives, en mesure de résister à de plus grandes puissances. Les événements récents qui impliquent l’Iran ainsi que sa posture de défense et sa stratégie de cybersécurité soulèvent des questions d’ordre théorique : qu’est-ce qu’une attaque et un acte de guerre dans le cyberespace ? Est-il possible de définir et construire un espace national dans le cyberespace, d’y affirmer sa souveraineté ?

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