Guerre de l’information au Japon

MISC n° 029 | janvier 2007 | Daniel Ventre
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Selon un rapport de la Rand Corporation [1], l’intérêt particulier du gouvernement japonais pour les menaces de guerre de l’information (GI) [2] potentielles trouverait son origine dans la grande crise du Yen de 1998, lorsque la monnaie perdit 22% de sa valeur en deux jours seulement. Après quelques mois d’enquêtes, on imputait la chute du Yen à l’action d’un cheval de Troyes créé par des Chinois et des organisations criminelles asiatiques. Au début des années 2000, le Japon n'en est encore qu'au début de sa réflexion sur les moyens à déployer (cellules de crise, forces spéciales, structures et matériels spécifiques) en matière de GI.Si l’on en croit les propos tenus en mars 2000 par le Colonel Koji Shimohira, attaché de défense à l'ambassade du Japon à Paris, rapportés sur le site infoguerre.com [3], du fait de sa situation, de sa culture et de la domination absolue des milieux économiques sur la société japonaise, le Japon ne distingue que deux sphères dans lesquelles la GI peut se développer : la sphère civile (économique et sociopolitique étant confondus), et la sphère militaire. Dans la première, les cyber-conflits font rage, le Japon est attaqué de toutes parts et ses systèmes d’information (SI) [4] mis à mal (§I). Dans la seconde, la réflexion s’est engagée avec prudence, essentiellement autour du concept de révolution dans les affaires militaires (§II).

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